Equateur

L’île Santa Cruz

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Santa Cruz

Il s’agit de l’île principale, tout d’abord car c’est là que se trouve l’aéroport (pour être plus précise : l’aéroport se trouve sur l’île de Baltra qui est presque collée à l’ile de Santa Cruz) donc tout le monde passe par là, et deuxièmement parce qu’elle abrite de nombreux hôtels/restaurants.

En résumé : une île sympathique, sur laquelle on voit déjà plein d’animaux et qui n’est pas trop bondée de monde. 2 ou 3 jours suffisent pour en faire le tour… Mais on peut bien évidemment prendre son temps et y rester un peu plus longtemps !

Animaux observés : Tortue de terre, tortue de mer, iguane marin, otarie, frégate, pélican, requin à pointe noire, raie, pinsons.

A savoir : Lorsque vous entrez sur un site (par exemple au centre Charles Darwin) on vous demande d’inscrire votre nom numéro de passeport nationalité etc. (car ils tiennent un registre) mais tout est gratuit (vous aurez déjà payé 100$ de taxe à l’entrée des Galápagos mais on ne vous demandera rien de plus).

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Sur un banc à Santa Cruz … !

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La ville de Puerto Ayora

La ville est assez petite. Sur la route il y a une voie réservée aux vélos (d’ailleurs l’hôtel Vista al Mar prête gratuitement des vélos, des masques et des tubas), ce qui est très pratique (le vélo est suffisant pour faire le tour de la ville). Au niveau des commodités vous trouverez :

  • Un hypermarché pour faire vos courses (les restaurants sont un peu chers (ils se rapprochent des prix européens) donc c’est bien d’avoir cette option)
  • Une jolie cafeteria avec vue sur le port (pour prendre son petit-déjeuner !)
  • Des banques
  • Une poste
  • Un hôpital
  • Des boutiques souvenirs
  • Des restaurants (la spécialité c’est la langoustine grillée, et la soupe de poisson avec du riz)
  • Des agences de voyage (qui proposent des tours organisés)

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Le port

Je crois que le port était notre endroit préféré ! Il se trouvait juste à côté de notre hôtel du coup on y allait tous les soirs après le diner, et on y voyait toujours des tortues, des otaries, des raies, des requins et d’autres poissons ! Un véritable aquarium naturel ! Les otaries avaient leurs petites habitudes alors elles squattaient les bancs pour y passer la nuit sans se préoccuper des passants… !

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Le marché aux poissons

Le petit marché se trouve en bord de mer, entre le port et le centre Charles Darwin (vous tomberez dessus en longeant la mer). Ici, les pêcheurs n’ont pas besoin de poubelle lorsqu’ils préparent leur poisson : les pélicans et les otaries attendent sagement les restes de poissons qui sont jetés par les humains ! Ce qui offre un spectacle assez comique dont on ne se lasse pas !

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Le centre « Charles Darwin »

C’est un centre qui protège les tortues de terre géantes (une espèce endémique des Galápagos). Elles sont élevées ici (un peu comme dans un zoo) pour les protéger des prédateurs, mais lorsqu’elles atteignent leur majorité (à l’âge de 35 ans !) elles sont relâchées dans la nature ! Donc si vous passez au centre Charles Darwin vous êtes sûrs de voir des tortues géantes. Mais nous n’avons même pas eu besoin de ça pour en voir dans la nature dès le premier jour de notre arrivée en bus !

C’est dans ce centre qu’a vécu George : la célèbre tortue (appelée « Lonesome George ») qui a été trouvée sur l’île de Pinta en 1970 et qui était la seule de son espèce. Afin d’assurer la pérennité de cette espèce les scientifiques ont tout fait pour présenter à George des prétendantes, mais il les a toutes refusées… George est donc mort en 2012 (on estime qu’il avait plus de 100 ans) et son espèce s’est malheureusement éteinte avec lui…

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La plage du centre Charles Darwin

Une fois que vous aurez observé les tortues géantes vous pourrez vous prélasser sur la plage « Estacion de la playa ». Elle est assez jolie, mais comme il y a du sable, les vagues remuent le fond et l’eau est trouble (avec un masque on ne voit rien).

Etant toujours à l’affut de la moindre tortue marine, nous avons donc décidé de continuer un peu sur les rochers et en nous éloignant de la plage nous avons vu des dizaines de tortues !!! On les voyait bien car elles remontaient souvent pour respirer à la surface !!!

Un jour on est donc revenus au même endroit avec un masque et un tuba et Romain s’est jeté à l’eau ! Pas évident au milieu des rochers mais les vagues n’étaient pas trop fortes donc ce n’était pas dangereux. Il s’est donc retrouvé dans l’eau entouré par 3 ou 4 tortues ! Mais elles semblaient avoir peur de lui car elles nageaient beaucoup plus vite lorsqu’elles se trouvaient face à lui (alors qu’habituellement elles sont plutôt lentes et voluptueuses dans l’eau !).

J’en profite pour préciser que l’endroit est splendide pour regarder le coucher du soleil !

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Las grietas

Il s’agit d’un point d’eau au milieu de deux falaises rocheuses. L’eau est turquoise et si vous apportez un masque vous y verrez plein de beaux poissons ! Pour se rendre à Las Grietas il faut aller au port de Puerto Ayora, prendre un petit bateau taxi (0,80$ pour 2min de traversée !) et suivre le chemin balisé (environ 30 minutes). La balade est très belle et les paysages sont complètement atypiques (forêt de cactus, arbres blancs, lac rose salé…) et elle débouche sur ce fameux point d’eau dans lequel on peut se baigner et même faire quelques sauts !

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La plage de « Las Grietas »

C’est une plage qu’on évoque peu aux Galápagos, pourtant elle est beaucoup plus proche du centre-ville (donc de tous les hôtels) que Tortuga Bay et elle lui ressemble beaucoup ! Donc si vous n’avez pas prévu de passer beaucoup de temps à Santa Cruz je vous conseille de prendre un peu le soleil sur cette plage plutôt que sur Tortuga Bay.

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La plage « Tortuga bay »

Dès que nous sommes arrivés à Santa Cruz tout le monde nous a conseillé d’aller à Tortuga Bay. On nous parlait d’une plage paradisiaque et comme elle s’appelle « Tortuga Bay » on avait l’espoir de voir des tortues dans l’eau (oui je vous l’ai dit on est toujours à l’affut des animaux!).

On a donc fait la balade d’1h environ =>

On traverse d’abord une sorte de forêt de cactus avant d’arriver sur une première plage : elle est immense ! Mais on n’a pas le droit de s’y baigner car les courants sont très forts. Puis on longe la plage jusqu’à une autre plage, entourée par de jolies mangroves et des espaces sont prévus pour déposer nos affaires (bancs en bois + porte serviette). Le sable est blanc, l’eau est claire mais tellement FROIDE !

On a quand même fait un effort pour entrer dans l’eau dans l’espoir de pouvoir observer des animaux avec nos masques mais nous n’avons rien vu… Et comme la bronzette sur la plage ce n’est vraiment pas notre truc on est repartis !

Si vous êtes trop fatigués pour faire le chemin du retour, ou blessés, ou je ne sais quoi, sachez qu’il y a des bateaux taxis qui vous proposeront de vous ramener au port (mais je ne connais pas le prix car nous sommes rentrés à pied).

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La laguna de las Ninfas

Juste à côté du port il y a la lagune de las Ninfas : c’est un point d’eau qui ressemble à un lac mais il y a une ouverture sur la mer ! Du coup vous pourrez y voir des requins et des raies ! Mais très honnêtement nous avons vu beaucoup plus d’animaux au port ! Ceci dit cet endroit est très zen et reposant il vaut le coup d’œil !

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Bons plans pour les petits budgets :

Nos hôtels

Vista al Mar (propre, à 2min du port, juste en face de la rue des restaurants, wifi correct)

Germania (propre, jolie chambre, grand lit 3 places, wifi correct, à 3min du port).

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Equateur

Troisième semaine à la ferme

On entame déjà notre troisième semaine à la ferme ! Le temps passe vite !

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Lundi, Edgar nous demande de l’aider à nettoyer le champ de bananiers : on coupe d’abord toutes les feuilles mortes à la machette, puis on les dépose dans une fosse. Cela permet de laisser passer plus de lumière dans le champ, ce qui va profiter aux petits bananiers. Il faut faire attention aux araignées (qui se cachent dans les feuilles de bananiers) et aux nids de guêpes.

Ensuite on récupère du compost végétal (fait à partir de feuilles qui pourrissent les unes sur les autres et qui se transforment en terre bien riche) et on le dépose au pied des caféiers. Puis on arrose.

On déjeuner tous ensemble à la ferme et l’après-midi est assez calme : Manu joue de la musique, Sebastian fait la sieste, nous on câline les animaux puis on fabrique un énorme attrape-rêve pour le garder en souvenir… Le soir on dine avec Mancho.

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Mardi on entreprend un gros travail : consolider une clôture tout autour d’un champ pour les vaches. Il y a déjà une clôture mais le problème c’est qu’elle est très abimée et que certaines vaches sautent par-dessus pour aller voir si l’herbe est plus verte à côté !

On doit donc : couper des grosses branches d’arbre, creuser des trous, déposer les branches dans les trous, tasser avec de la terre et un bâton, puis agrafer le fil barbelé sur les branches. Et ainsi de suite… C’est un travail assez difficile (car les branches sont lourdes à porter, et les trous sont difficiles à creuser dans la terre sèche).

On s’occupe de donner à boire aux vaches tous ensemble puisqu’on se trouve juste à côté d’elles, puis on rentre manger à la ferme !

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Après déjeuner on se motive pour aller en ville avec Romain ! Je dis « on se motive » car c’est toute une expédition pour aller en ville depuis la ferme : il faut d’abord marcher 2km sur un chemin en terre (qui monte qui descend qui monte…) puis une fois arrivés à la route il y a 10km à faire… En général on fait du stop, les gens nous prennent assez facilement dans leurs petites camionnettes ! Mais bon c’est toujours un peu incertain, parfois on doit marcher pendant 30 ou 45min avant de se faire prendre en stop. Puis pour le retour c’est la même chose dans l’autre sens ! Voilà pourquoi on a souvent la flemme d’aller en ville et du coup on va moins sur internet !

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Mercredi les deux autres bénévoles Manu et Sebastian s’en vont. Ils ont décidé d’aller faire un peu de camping sur la plage. Edgar quant à lui doit se rendre dans le sud du pays pour récupérer un véhicule. On sera donc seuls à la ferme pendant 3 jours ! Du coup notre seule mission sera de nous occuper de tous les animaux ! Ce n’est pas un travail « difficile » maintenant que nous connaissons bien le fonctionnement de la ferme, mais ça nous prend beaucoup de temps parce que nous sommes piétons et que les champs des vaches se trouvent loin ! On doit donc faire l’aller-retour à pied pour aller les faire boire ce qui nous prend environ 2h (pour les premières vaches). Les autres vaches sont plus proches de la ferme donc ça nous prend environ 45min. Mais bon on peut prendre ça comme une petite rando sympathique à faire dans la campagne ! Par chance quelqu’un nous prend en stop à l’aller donc on ne doit pas marcher tant que ça. On guide les vaches jusqu’à la rivière puis on les remonte dans leur champ. Et bizarrement la même voiture nous reprend en stop dans l’autre sens ! On s’en tire vraiment bien. Ensuite on doit s’occuper des autres vaches, des cochons (pour ça il faut couper des feuilles de bananiers, du yuca, attraper et couper des papayes), puis des chiens et des chats.

En fin de matinée, Aly, une autre bénévole que nous avons croisée plusieurs fois, vient à la ferme. Elle travaille dans une autre ferme et parfois elle aide aussi à l’école du village. On lui dit que malheureusement personne n’est là. Mais elle n’est pas venue voir Edgar. En fait c’est moi qu’elle cherchait ! Elle m’explique qu’elle s’en va, que c’est son dernier jour en Equateur, et que ça tombe très mal car le professeur des CE2-6e sera absent le lendemain. Elle me demande donc si je peux le remplacer pour une journée. J’accepte alors elle me conseille d’aller me présenter à l’école et d’expliquer que je serai là demain.

Le soir on mange juste tous les deux à la ferme. Ça fait un peu bizarre de se retrouver seuls dans un endroit plein de vie habituellement, mais ce n’est pas désagréable bien au contraire !

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Jeudi, le réveil sonne à 6h00, je me lève, malheureusement il n’y a pas d’électricité donc pas d’eau. Je me prépare comme je peux et je pars à l’école. J’ai préparé plein d’exercices de mathématiques et d’anglais, mais le problème c’est que je ne connais pas le niveau des élèves… Ici l’école commence à 7h30 et se termine à 12h30. Tous les jours de la semaine. Je fais connaissance avec mes élèves : ils ont entre 7 et 13 ans… Je commence par leur donner des exercices de mathématiques. Mais je me rends vite compte qu’ils ont de très grosses difficultés et que mes explications en espagnol ne les aident pas beaucoup… ! Ce n’est pas très grave je ne suis là que pour une journée alors j’essaie de rendre ça plus ludique en proposant des petits jeux, des coloriages magiques, le jeu du qui est-ce en anglais… Puis on sort faire une balle aux prisonniers dans la cour de récréation !

A 12h30 les élèves rentrent seuls chez eux. Moi je rentre à la ferme et je retrouve Romain qui a planté des pieds de tomates et ramassé plein de haricots blancs pour faire une soupe de Hava !

L’après-midi nous nous occupons des animaux. Tout se passe très bien on se sent de plus en plus à l’aise, même si certaines vaches sont vraiment coquines car elles essaient de suivre la rivière pour manger les herbes bien vertes (en même temps on les comprend !) et du coup on doit leur courir après dans les herbes hautes pour les ramener dans leur champ (ça ne me dérange pas plus que ça mais ce qui me fait peur c’est de tomber sur un serpent car il y a deux espèces mortelles ici, et il y a quelques jours une vache (pas la notre) s’est fait mordre par un serpent et elle est morte…).

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Vendredi, c’est notre dernier jour seuls à la ferme. On s’occupe d’abord des chiens, des chats, puis on va donner à manger aux cochons avant de nettoyer leur enclos. Ensuite on va traire la vache (on est beaucoup moins efficaces qu’Edgar, on récupère moins de lait !) et on amène le lait à la cuisine : Mancho nous demande d’en garder une partie pour cuisiner sa soupe de Hava, et on utilise le reste pour faire un petit fromage (ce qu’on arrive à faire ressemble à de la mozzarella. On a essayé d’en faire un différent en regardant des conseils sur internet mais en fait ça dépend de trop de facteurs : humidité, température, présure… du coup on fait tout le temps le même, ça se mange bien dans les salades, dans les soupes et même dans les sauces).

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En début d’après-midi Edgar arrive ! On est contents de le voir arriver car ça veut dire qu’on pourra aller s’occuper des vaches en voiture et éviter les 2h de marche à pied sous un soleil de plomb ! On s’occupe donc des vaches tous les 3 puis il nous propose de l’accompagner en ville. Rachel organise un Bingo dont les gains serviront à acheter du matériel pour l’école publique. Ils nous proposent d’assister au bingo qui est organisé dans un bar (le « freedom bar »), il y a donc à manger et à boire ! On accepte avec plaisir car ça nous change un peu. On participe au bingo (parmi les gains il y a un « bon pour deux pizzas » que Romain espère plus que tout gagner car il n’en peut plus du riz !!!) mais on ne gagne rien ! On profite d’être en ville pour commander à manger : un burrito et un empanadas (une spécialité Equatorienne qui ressemble à un chausson aux pommes salé fourré à la pomme de terre au fromage et aux oignons : délicieux !) et à boire : deux caipirinas ! A la fin du bingo, un groupe de jeunes entre dans le bar, et on se dit qu’il s’agit peut-être des bénévoles qui travaillent pour la reconstruction des maisons (suite au tremblement de terre). On se rappelle alors de notre rencontre avec les 3 Irlandais qui avaient été si gentils avec nous et qui avaient prévu de travailler pour cette association ! On se dit qu’ils sont peut-être encore dans le coin ! A ce moment-là, comme par magie, ils entrent dans le bar !! On est super contents de se retrouver ! On se raconte ce qu’on a vécu en Equateur, on leur dit que tout s’est arrangé pour nous et que nous allons bientôt récupérer des nouveaux passeports, ils nous racontent leur quotidien à l’association, la difficulté de leur travail mais la grande satisfaction qu’ils en tirent lorsque les locaux les remercient chaudement en leur offrant à manger ! On leur raconte notre petit quotidien à la ferme, ils nous offrent un verre ! Puis on fait la connaissance de leurs nouveaux amis bénévoles ! A la fin de la soirée Rachel nous dit qu’elle va rester dormir en ville avec Edgar et qu’on peut : soit dormir avec eux dans leur appart (ils ont un lit supplémentaire), soit rentrer à la ferme en prenant leur voiture (qu’on connait bien car on la conduit souvent pour aller aux vaches !). On décide de rentrer à la ferme car on a toutes nos affaires là-bas et maintenant ça nous semble un peu « chez nous »…!

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Samedi on passe la journée avec Rachel et Edgar : on mange avec des amis à eux à San Issidro (une ville qui abrite un grand patrimoine culturel car on y a retrouvé des objets antiques et des squelettes très récemment) puis on va voir une cascade ! Dimanche on reste à la ferme pour se reposer un peu après s’être occupé des animaux, et on mange avec Rachel, Edgar, Mancho et deux cousines à lui.

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Deuxième semaine à la ferme !

Notre deuxième semaine à la ferme est assez courte car on a perdu 3 jours à Quito pour refaire nos passeports à l’ambassade… Mais voici un résumé de nos journées bien remplies !

 

Jeudi 25 aout

On arrive à Canoa vers 6h du matin. On est crevés car on n’a presque pas dormi dans le bus de nuit. On frappe à la porte de l’hôtel Amalur et Edgar nous ouvre. On est contents de le retrouver ! Il est en train de prendre son petit-déjeuner avec Rachel alors on s’assoit avec eux. On apprend que 2 nouveaux bénévoles doivent arriver ce matin : ils s’appellent Manu & Sebastian et ils viennent du Chili ! Lorsqu’ils sont là, on prend tous la voiture pour aller à la ferme. A mi-chemin on aperçoit plein de voitures et de motos arrêtées sur la route. Edgar arrête la voiture et nous dit qu’il va aller voir ce qu’il se passe car il reconnait plein de membres de sa famille… 15 minutes plus tard environ il revient à la voiture et il nous annonce qu’il y a eu un accident, et que son cousin est mort… En reprenant la route on passe à côté de l’accident et on voit le corps de son cousin qui est toujours étendu près de la moto… Il y a un silence de plomb pendant tout le trajet… On ne sait pas trop comment on doit réagir, et on est très tristes pour Edgar… On lui dit simplement qu’on pourra s’occuper seuls des animaux aujourd’hui s’il a besoin de prendre du temps… Arrivés à la ferme, on commence par aller traire la vache (pour pouvoir ensuite remettre le petit veau auprès de sa mère). On ramène le lait à la cuisine : on en utilise la moitié pour faire un fromage en ajoutant de la présure, puis l’autre moitié pour faire un riz au lait ! Puis Edgar nous propose de commencer la construction de la terrasse devant la maison. Les deux autres bénévoles, Manu & Sebastian, s’occupent du jardin. On arrête de travailler vers 13h pour aller déjeuner. Après le repas, Edgar nous demande si on peut s’occuper des vaches seuls pour qu’il puisse aller en ville. On accepte et Manu vient avec nous ! Il y a environ 45min de marche pour atteindre le champ des vaches. On décide de prendre Coral, la jument, pour aller plus vite mais finalement elle se traine et on a l’impression d’être encore plus lents ! Une fois arrivés au champ, Manu reste avec la jument qui ne veut plus du tout avancer, et on s’occupe des vaches avec Romain : on les fait sortir du champ, on les guide jusqu’à la rivière puis on les fait remonter, et on les ramène dans leur champ. Tout se passe bien ! On est assez fiers de nous qui n’y connaissions rien il y a encore une semaine ! Puis on doit faire le chemin du retour sous un soleil de plomb (45min de marche à nouveau, heureusement que l’on a des chapeaux !). On arrive à la ferme vers 16h et on est épuisés ! On se pose un instant mais je m’endors aussitôt ! Romain me réveille vers 17h pour que l’on aille s’occuper des cochons et des chiens. Puis on commence à faire à manger car on veut se coucher tôt ! Finalement pendant le repas on discute tellement avec Manu et Sebastian que l’on va se coucher seulement vers 22h !

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Vendredi 26 aout

Ce matin je sens que j’ai des courbatures un peu partout ! On se lève vers 7h00 et Manu propose de préparer le petit-déjeuner. Il cuisine des flocons d’avoine avec de l’eau chaude, des œufs brouillés, des bananes plantain, et il ajoute des graines de cacao pures et de la cannelle (il a toujours plein d’épices sur lui !).

Après ce petit déjeuner copieux on donne à manger aux chiens, aux chats et aux cochons, puis on termine la terrasse. Ensuite on plante quelques pieds de tomates. Puis c’est déjà l’heure du déjeuner alors on prépare le repas : lentilles, salade de tomates et riz au lait en dessert avec des zestes de citron. En général on ne mange pas avant 13h30/14h, le temps de finir le travail et de préparer le repas. Aujourd’hui à 14h ont lieu les funérailles du cousin d’Edgar alors il nous demande une fois de plus de gérer les animaux seuls ce que nous acceptons avec plaisir, on est contents de pouvoir le soulager un peu… Il nous dépose au champ en vitesse avant de rejoindre sa famille. On fait sortir les vaches du champ (je ne l’ai jamais dit mais dans le groupe il y a un énorme taureau assez impressionnant ! Au début j’en avais peur mais j’ai fini par me rendre compte qu’il était très calme et obéissant), on les guide jusqu’à la rivière (c’est toujours LE moment un peu délicat car il faut devancer les vaches sans leur faire peur pour qu’elles n’aillent pas trop loin dans la rivière), puis on les fait remonter jusqu’au champ. Tout se passe bien une fois de plus et on rentre à pied. Sur le chemin on doit récupérer les autres vaches qui se trouvent dans un autre champ, les guider jusqu’à une autre rivière pour les faire boire également, puis les remonter dans leur champ habituel. Ensuite on va chercher la jument que l’on amène également à la rivière, puis on la remet dans son champ. On rentre à la ferme vers 17h ! Evidemment avec un véhicule tout ça prendrait beaucoup moins de temps mais nous sommes piétons ! On se pose enfin un peu dans le hamac pour lire !

Le soir Mancho (le papa d’Edgar) nous cuisine une « soupe de HAVA » (ce sont des haricots blancs du jardin) avec du lait, un peu de fromage et un riz blanc : c’est DELICIEUX ! Puis comme d’habitude on monte se coucher assez tôt et on s’endort aussitôt !

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Samedi 27 aout

Aujourd’hui on se lève un peu plus tard que d’habitude vers 8h00. On prend notre petit-déjeuner avec Manu et Sebastian. Puis Edgar, Rachel et Ali (une bénévole qui travaille dans une autre ferme) nous rejoignent pour la Minga !

La Minga, c’est un mot que nous avons appris mais que nous n’avons pas dans notre vocabulaire : il s’agit d’un groupe de personnes (souvent des voisins, mais ça peut être aussi des amis) qui se ressemblent pour participer à un projet initié par une personne : un déménagement, la construction d’un pont dans le village etc… Nous nous trouvons dans une communauté qui s’appelle « Rio Muchacho », leurs maisons et leurs champs ne sont pas rattachés à une commune donc ils doivent se débrouiller pour gérer eux-mêmes le travail de la mairie : ramassage des ordures, construction d’un pont pour passer la rivière, désherbage de la route etc… La communauté a donc pris l’habitude de se réunir une fois par semaine, le mercredi, pour évoquer des éventuels problèmes et trouver des solutions. Lorsqu’ils se mettent d’accord sur un projet, ils réalisent une « minga » le week-end et tout le monde aide. Aujourd’hui le projet c’est de construire un escalier qui part du pont et qui descend jusqu’à la rivière car pour le moment il n’y a qu’une pente assez raide et l’accès est trop difficile pour les personnes âgées, femmes enceintes etc.

On s’occupe donc de la construction de l’escalier avec Romain et Manu : on creuse et on nivèle pour poser un pneu (tout est fait avec des objets de récupération), puis on remplit le pneu avec de la terre pour être sûrs qu’il ne bougera plus. Pendant ce temps les autres plantent des arbres fleuris pour décorer le pont.

On arrête de travailler vers 13h et on va tous déjeuner à la ferme. L’après-midi on s’occupe des vaches et du cheval avec Rachel. Puis tout le monde décide d’aller en ville, on se retrouve donc juste tous les deux avec Romain ! On décide de cuisiner des frites de Yuca (le yuca est une racine qui a la même texture que la pomme de terre et on en a plein dans le jardin) avec une mayonnaise maison ! Sebastian rentre à la ferme vers 19h (il a travaillé toute la journée en ville en tant que serveur pour gagner un peu d’argent car il n’avait plus un seul centime en poche !) il mange quelques frites avec nous, puis on décide de regarder « Seul au monde » avec Tom Hanks car il n’a jamais vu ce film. Je n’arrive pas à tenir jusqu’à la fin alors je vais me coucher avant tout le monde !

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Dimanche 28 aout

Aujourd’hui c’est repos ! Ce matin il n’y a pas d’électricité donc il n’y a pas d’eau. On donne à manger aux chiens, aux chats et aux cochons. L’électricité revient en fin de matinée. On a l’idée de fabriquer des attrapes rêves avec Romain et Manu qui nous apprend le tissage ! Ensuite on se fait des petits sandwiches de fromage et on part tous les 3 en randonnée : Edgar nous a indiqué un endroit où il y aurait des singes hurleurs ! On marche 2h, on atteint la plage, on entend effectivement les singes hurleurs mais on ne les voit pas…

On est un peu déçus mais ce n’est pas grave, on va profiter de la plage et se baigner un peu ! Lorsqu’on sort de l’eau (car l’eau nous parait vite froide après avoir fait le Mexique et la Thaïlande !), on croise un homme. On lui explique qu’on est venus là pour voir des singes mais qu’on n’en a pas vus… Il nous dit : « Aaaah moi je suis né ici, je sais où on peut les voir ! Venez avec moi ! ». On le suit donc et il nous trace un chemin à la machette dans la forêt épaisse ! Il y a plein de plantes épineuses alors on se fait des griffures un peu partout… Mais au bout de 15min de marche seulement, on aperçoit effectivement deux petites boules de poils ! Et on les voit se déplacer ! C’est magnifique ! Ils sont beaucoup moins gros que ce que j’avais imaginé (en fait ils ont à peu près la taille des Langours). On a de la chance car l’homme nous dit qu’habituellement les touristes paient 20$ chacun pour aller voir les singes !

Puis on commence à faire le chemin du retour car il y a quand même 2h de marche (avec beaucoup de dénivelé) et ici il n’y a pas de lumière donc quand le soleil est couché : c’est la nuit noire ! On arrive à la ferme pile au moment du coucher ! On prend une douche, (Edgar s’est occupé de tous les animaux pour nous donner notre dimanche donc nous n’avons rien à faire) on mange tous les 4 et on va au lit !

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Equateur

Première semaine à la ferme

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Après avoir réglé nos problèmes administratifs avec Edgar qui a eu la patience de rester avec nous pendant plusieurs heures (voir l’article précédent), nous sommes finalement arrivés à la ferme « Finca Caracol » !

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Edgar nous a d’abord présenté les animaux : chats, chiens & cochons. Puis il nous a expliqué ce que nous allons devoir faire tous les jours :

 

Donner à manger aux chats et aux chiens : deux fois par jour pour les chiens

On prépare la bouillie à l’avance : deux louches de maïs dans de l’eau que l’on fait bouillir (ça gonfle et ça devient consistent) puis on ajoute une louche de croquettes pour chiens. On sert la bouillie quand elle a bien refroidie.

Normalement, les chiens ont un bol chacun, et ils doivent attendre que tout le monde soit servi pour commencer à manger mais quand Edgar n’est pas là et que nous nous occupons des chiens seuls c’est le gros bordel : ils se ruent sur la nourriture et ils volent la nourriture du voisin ! On va essayer d’être plus autoritaires à l’avenir !

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Donner à manger aux cochons : deux fois par jour

Les cochons mangent tout ! Du coup ça pue ! tous les matins on leur donne des feuilles de Yuca, des feuilles de bananiers (ils en raffolent) ainsi que 2 ou 3 papayes que l’on coupe à la machette (on va les chercher dans les arbres de la ferme) et les restes que l’on récupère dans le seau de la cuisine (épluchures de légumes etc.). Ensuite il faut enlever la merde de cochon de leur enclos : pour ça on enfile des bottes en caoutchouc, on entre dans l’enclos avec une pelle et on met tout dehors. Ca fait ensuite du compost que l’on peut utiliser pour les plantations.

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Donner du maïs aux petits poulets : tous les jours

Pour ça on a remarqué qu’il fallait éparpiller le maïs sur le sol et ne pas faire un tas sinon les chiens mangent le maïs cru et il ne reste plus rien pour les petits poulets !

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Traire la vache : un jour sur deux

Ensuite nous sommes allés traire la vache (c’est beaucoup plus complexe que ça en a l’air il faut prendre le coup de main !). Pour le moment c’est la seule à avoir un veau donc il n’y a qu’elle à traire. Pour pouvoir la traire il faut d’abord la séparer de son petit, l’attacher par le cou pour qu’elle ne se mette pas à courir partout puis lui attacher les deux pattes arrières pour éviter de se prendre un mauvais coup ! Ensuite il faut récupérer le lait en moins de 10 minutes (apparemment au-delà de ce temps il n’y a presque plus de lait qui sort car elle arrive à le retenir dans le but de le garder pour son petit veau). Une fois le lait récupéré on ramène le seau à la cuisine et on le fait bouillir au moins 20 minutes. Ensuite on peut l’utiliser pour se faire un chocolat chaud, une purée ou autre ! Ce matin on a même fait un fromage frais en ajoutant de la présure !

(la photo viendra plus tard elle est sur le téléphone d’Edgar!)

 

Faire boire les vaches : une fois par jour.

C’est le plus difficile ! Il faut aller chercher les vaches (à pied ou à cheval) et les guider jusqu’à la rivière pour les faire boire puis les faire remonter jusqu’à leur champ. Parfois on les change de champ. C’est difficile car il arrive qu’une vache veuille aller autre part : du coup il faut la contourner subtilement (ne surtout pas l’effrayer sinon elle se met à courir encore plus loin) pour la ramener dans la bonne direction.

Il y a 13 vaches :

  • 5 d’un côté (dont le petit veau) + le cheval
  • 8 dans un autre champ

Donc il faut réitérer l’expérience deux fois chaque jour pour que tout le monde puisse boire !

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La mission du jour

En plus de tout ça (qui est le minimum vital, à faire même le samedi et dimanche car il n’y a pas de week-end pour les animaux !), on entreprend une petite mission chaque jour :

jour 1 pancarte

jour 2 poulailler

jour 3 defrichement

jour 4 sacs

 

Nous adorons la ferme ! Edgar est super sympa ! Cette semaine il y a un autre bénévole avec nous : il s’appelle Rodrigo et il est Brésilien (d’origine japonaise). Nous travaillons bien tous les 3 et on s’entraide beaucoup ! Le soir, le papa d’Edgar, Mancho, rentre à la ferme après sa journée de travail et nous dinons tous ensemble. En général c’est nous qui cuisinons ! On aime bien ça et ça a l’air de faire plaisir aux autres. On leur a fait découvrir la purée et les crêpes ! On mange essentiellement les fruits et les légumes de la ferme + ce qu’Edgar nous ramène parfois de la ville (thon, œufs, tomates…). Nous ne mangeons jamais de viande.

On a le droit de monter le cheval quand on veut ! Ce matin on l’a pris pour aller au petit magasin chercher une bière et des gâteaux (en fait c’est une mamie qui a un stock chez elle et qui vend quelques produits, ça évite d’aller jusqu’en ville à plus de 10km !).

Edgar a fabriqué une douche dans le jardin qui fonctionne très bien (l’eau est même un peu tiède) et il y a des toilettes sèches à côté de la maison. La maison est une cabane en bois et nous avons notre petite chambre à l’étage. Pour l’instant nous sommes très contents d’être ici et l’ambiance est super !

rodrigo

tienda

Equateur

TOP des galères : n°1 !

Sans papier et sans argent en Equateur…

 top galères

Lundi 15 aout 2016. Aujourd’hui c’est le grand jour : nous avons rendez-vous à la ferme avec Rachel & Edgar pour commencer le bénévolat. Nous n’avons pas de numéro de téléphone mais Rachel m’a dit par mail qu’ils travaillaient au restaurant AMALUR à Canoa de 17h à 22h tous les jours après la ferme donc nous pourrons facilement les trouver là-bas. Nous quittons Banos à 7h30 pour atteindre la ferme avant la nuit.

 

1 cyber

Bus 1 – Banos/Quito – 8h00 à 12h00

Le premier trajet se passe bien. On arrive à la gare sud de Quito vers 12h00 et on demande tout de suite un autre bus pour Canoa. Là on nous dit qu’il n’y a pas de bus direct pour Canoa dans la journée (seulement un bus de nuit) mais qu’il y a un bus qui va à Jama, une ville qui se trouve à seulement 50km de Canoa… On choisit donc cette option. On mange dans la gare et j’ai juste le temps de trouver un cybercafé pourri pour prévenir Rachel qu’on risque d’arriver après 22h00 et que si elle me donne l’adresse exacte de la ferme on pourrait se débrouiller pour arriver directement là-bas par nos propres moyens…

 

2 erreur

Bus 2 – Quito/Jama – 14h à 22h00

Sur le quai on rencontre 3 Irlandais qui nous demandent si le bus n°15 part bien d’ici. On leur répond que oui et qu’on prend le même. On sympathise et on se rend compte qu’on va tous au même endroit à Canoa pour aller faire du bénévolat (eux vont sur un chantier de construction alors que nous allons dans une ferme). Le début du trajet se passe bien. Dans le bus on nous passe le film TAKEN en espagnol ! C’est nul mais c’est divertissant ! A ce moment-là j’ai le sac à dos noir entre les jambes et la sacoche de l’appareil photo sur moi… Les sièges sont très rapprochés alors il y a peu de place pour les jambes. Je commence à avoir chaud avec tout ça sur moi alors Romain propose gentiment de mettre la sacoche de l’appareil photo au-dessus de nous. Je préfère la garder sur moi car j’ai peur des vols mais il me dit que ça ne risque rien car il verra très bien si quelqu’un met son bras à cet endroit. Donc on met la sacoche au-dessus et je garde le sac à dos noir entre les jambes.

 

3 decouverte

Le bus fait un arrêt dans la ville de Santo Domingo, plein de personne descendent du bus… Nous on discute avec les 3 irlandais. Je leur fais l’apologie de l’application « mapsme » ! Pour leur montrer en vrai ce que ça donne je cherche mon téléphone que j’avais sur moi mais je ne le trouve pas… Je regarde bien dans tous les coins au cas où il aurait glissé… Mais pas de téléphone… Je me dis qu’il est peut-être dans la sacoche de l’appareil photo alors je demande à Romain s’il veut bien me descendre la sacoche pour que je vérifie… A ce moment-là c’est le drame il me dit « LA SACOCHE N’EST PLUS LA… » Je vois tout de suite à sa tête que ce n’est pas une blague. Je me lève je cherche partout je pousse les affaires des autres personnes mais la sacoche n’est vraiment pas là… Comment c’est possible qu’on n’ait vu personne la prendre ??? Aucune idée… Pourquoi c’est le drame ? Car cette sacoche ne contenait pas seulement notre appareil photo mais aussi nos cartes de crédit et nos passeports…

On court à l’avant du bus pour demander au chauffeur d’ouvrir les portes en criant que quelqu’un nous a volé notre sac avec nos passeports… Le chauffeur descend du bus il nous indique les policiers. On explique rapidement la situation aux policiers qui restent complètement statiques ! On leur dit « Il faut la chercher !!!! Vous ne pouvez pas lancer une alerte quelque chose ???? Ça vient très probablement de se produire il y a quelques secondes !!! ». Ils nous disent mollement qu’ils ne peuvent rien faire. Ils nous proposent au bout de 5min (ce qui me parait être une éternité) de monter à l’étage de la gare dans une salle pour regarder les vidéos de surveillance mais la personne en charge n’est pas là… De toute façon c’est bien trop tard maintenant le voleur est surement loin… On redescend complètement dépités… Le chauffeur du bus nous demande si on veut rester là ou si on veut remonter dans le bus pour atteindre notre destination (nous sommes à peu près à mi-chemin). Je veux rester ici pour retrouver ma sacoche mais Romain me dit « Non on ne peut pas faire ça, on n’a plus rien, on n’a pas d’argent on ne pourra jamais se loger dans la ville, il vaut mieux qu’on aille à Canoa et qu’on retrouve Edgar et Rachel, ils pourront nous loger et peut-être nous aider… » Alors on remonte dans le bus…

Entre temps les 3 Irlandais nous disent qu’ils nous aideront financièrement qu’ils ne nous laisseront pas sans rien… On est gênés et on ne veut pas accepter (on les connait à peine) mais ils insistent en disant qu’ils trouvent que c’est la moindre des choses… C’est tout de même rassurant de savoir qu’ils sont là…

On continue notre trajet… On regarde les gens dans le bus et on a l’impression de détester tout le monde…

 

4 arrivée tard

Mini van – Jama/Canoa – 22h00 à 23h00

On arrive enfin à Jama vers 22h00. Il fait nuit. La grande majorité des gens du bus sont descendus depuis bien longtemps nous ne sommes plus que 8… Dont les 3 Irlandais et nous. Quand on sort du bus je suis choquée par ce que je vois… La ville a été totalement détruite par le tremblement de terre du 16 avril… Il y a des bâtiments écroulés un peu partout… Des tentes de l’unicef… Je prends conscience que les gens vivent encore sous des tentes… 5 mois après le tremblement de terre… En une fraction de seconde on relativise… Tout perdre ce n’est pas perdre son passeport et sa carte de crédit… C’est perdre toute sa vie, tout ce que l’on possède et que l’on a construit, perdre ses proches et vivre sous une tente de l’unicef avec les autres survivants de la tragédie…

Il n’y a plus aucun bus pour Canoa à cette heure-ci … Un homme propose de nous amener à Canoa tous les 5 pour 25$… On accepte et on lui demande de nous déposer devant un petit magasin avant de partir pour acheter à manger (les 3 Irlandais sont affamés, nous pas du tout on a encore le ventre noué). Une fois qu’ils ont mangé leurs hamburgers à 1$ on prend la route !

 

5 nuit dehors

On arrive à Canoa 1h plus tard. La ville est morte. Il y a beaucoup de tentes là aussi. On a encore l’espoir de pouvoir trouver Rachel & Edgar au restaurant Amalur, c’est la seule indication que l’on possède. On marche en direction de ce que l’on pense être le centre-ville… Les Irlandais viennent avec nous. Eux ils doivent trouver le centre de bénévolat « coconut » mais ils n’ont pas d’adresse non plus… Un homme à moto se rapproche de nous. Il nous demande ce que l’on cherche. On lui demande d’abord où se trouve le restaurant Amalur. Devant le restaurant, il y a deux voitures garées. On a un peu d’espoir ! On frappe à la porte… Rien… On frappe à nouveau… Toujours rien… On voit bien qu’il n’y a pas de lumière et que c’est peine perdue pour ce soir… Alors les Irlandais proposent de les suivre jusqu’à leur campement. L’homme à moto propose de prendre l’un d’entre nous sur sa moto pour aller voir si le camp est ouvert (plutôt que l’on fasse tous l’aller-retour à pied avec nos sacs). Un Irlandais se dévoue (nous on n’aurait jamais osé !). Arrivés au campement on leur fait comprendre que ça ne se fait pas d’arriver de nuit et qu’il vaudrait mieux revenir le matin pour se présenter… Je propose d’aller monter la tente sur la plage… Mais on me dit que c’est trop dangereux ici on risque de se faire dépouiller… On se retrouve donc à nouveau tous les 5 dans le centre-ville et nous n’avons plus aucune option pour passer la nuit… L’homme à moto veut encore nous aider. Il a une idée : demander au policier de garde si on peut monter nos tentes devant la sienne juste pour la nuit. Il accepte. On monte alors nos tentes devant celle du policier (car de nombreux bâtiments en dur se sont écroulés lors du tremblement de terre alors ils ont été provisoirement remplacés par des tentes)… Puis j’essaie de trouver de l’eau quelque part car nous sommes assoiffés… Evidemment tous les petits magasins sont fermés et parfois un gros chien monte la garde devant (l’un d’entre eux se met à grogner méchamment et me fait peur !). Je reviens près du policier sans eau… Alors il me donne sa bouteille en me disant qu’il en a une autre.

On dit bonne nuit à tout le monde et on se couche. Cette nuit-là je n’arrive pas à dormir car je pense à trop de choses, et les chiens errants font beaucoup de bruit autour de nous, parfois ils se battent… De temps en temps j’entends les pas d’un homme qui contourne notre tente et j’espère que ce sont ceux du policier…

 

6 delivrance

Finalement le lendemain matin vers 5h30 j’entends les Irlandais ranger leurs affaires. Je sors de la tente pour leur dire bonjour et je suis contente que ce soit enfin le matin. Ils me disent qu’ils n’ont quasiment pas fermé l’œil de la nuit eux non plus car ils n’avaient ni matelas ni duvet… Ils ont donc dormi à même le sol. Je réveille Romain qui lui dort comme un bébé. Les 3 Irlandais retournent au campement et nous proposent une dernière fois de l’argent mais nous refusons car Romain avait retrouvé quelques dollars dans la poche de son short. On range nos affaires et on retourne au restaurant Amalur (qui fait également hôtel) dans l’espoir de trouver quelqu’un qui pourrait nous aider à trouver Rachel et Edgar. On frappe à la porte du restaurant une première fois. Personne ne répond. On frappe une deuxième fois un peu plus fort. Les volets de la fenêtre qui se situe à coté de la porte principale s’ouvrent et on aperçoit la tête d’un homme qui nous dit :

  • Je peux vous aider ?
  • Bonjour, nous cherchons Rachel & Edgar, ils travaillent ici tous les jours, vous savez où on peut les trouver ?
  • AAAh oui !

Il ferme la fenêtre et ouvre la porte principale. Je ressens un énorme soulagement car l’homme semble être au courant de notre venue et je sens que les choses vont être plus simples pour nous ! Lorsque nous entrons dans le restaurant je vois une jeune femme qui me dit : « Hey !!! Tu dois être Aurélia ! » J’en déduis qu’elle est Rachel ! Elle est très souriante et accueillante. L’homme qui nous a ouvert est Edgar ! Le petit ami de Rachel ! Ce sont eux qui s’occupent de la ferme et ils nous attendaient effectivement ! Nous leur racontons notre mésaventure et nous leur demandons si nous pouvons utiliser internet et un téléphone pour contacter les banques et faire opposition à nos cartes bancaires. Rachel doit nous quitter à 7h00 pour aller travailler à l’école du village. Edgar reste avec nous jusqu’à 8h30 pour que nous puissions contacter les banques, l’ambassade etc… Finalement on apprend qu’il faudra retourner à Quito pour refaire nos passeports à l’ambassade et que ça prendra minimum 3 semaines. Nos cartes sont bloquées, nous en recevrons des nouvelles, en France, dans 10 jours environ… En attendant nous sommes donc bloqués nous aussi en Equateur pour 3 semaines minimum et sans argent ! Heureusement nous allons pouvoir travailler à la ferme et être logés & nourris en échange donc tout va bien !

 

7 news

Deux jours plus tard nous sommes allés à Baïa en stop (à 30km de notre ferme) pour porter plainte à la police et avoir une déposition écrite (je vous passe les détails de la déclaration de vol des papiers d’identité qui doit se faire dans un cyber café avant d’être tamponnée par la police, et de nos explications foireuses en espagnol à chaque fois !) et nous sommes également rentrés en stop + à pied. Les gens sont très sympa ici, ils nous prennent facilement en stop.

Les parents de Romain nous ont envoyé un Western Union et c’est Rachel qui est allée chercher l’argent puisqu’il fallait un numéro de passeport !

Nous avons envoyé la déposition écrite par la police à notre assurance mais nous avons peu d’espoir de ce côté-là !

Demain nous prenons le bus pour Quito (environ 10h de bus) pour aller à l’ambassade refaire nos passeports.

En espérant que ce soit bientôt la fin de notre galère !

Equateur

Banos

Banos : le paradis des touristes ?

banos

map banos

 

Une ville qui propose de nombreuses activités touristiques

Banos, petite ville au sud de Quito, est souvent une étape incontournable pour les touristes et les voyageurs qui se rendent en Equateur. Pourquoi ? Parce qu’elle grouille d’agences qui proposent des activités variées : canyoning, escalade, saut à l’élastique, ascension de volcans, VTT de descente ou simplement balade le long des nombreuses cascades… Il y en a pour tous les goûts ! C’est sympa mais on n’y serait pas restés beaucoup plus longtemps car il y a vraiment beaucoup de monde… et le soir c’est trèès bruyant… !

Une petite précision pour le vtt : nous on s’attendait à faire 15km sur un petit chemin en pleine nature, mais il faut savoir que c’est 15km sur la route nationale à coté des voitures donc ce n’est pas aussi paradisiaque que ça en à l’air… En plus de ça choisissez bien vos vélos (normalement c’est 5$ la journée pour tous les vélos) : nous on ne pouvait pas changer les vitesses donc quand il y avait des montées (car il y en a quand même quelques unes!) on était vraiment en galère, et à la fin on a carrément crevé un pneu arrière !

Pour le retour on peut mettre les vélos dans un camion qui nous ramène directement en ville c’est pas mal 🙂

vtt

Mapa Ruta de las Cascadas Ciudad de Banos

 

La Casa Del Arbol

Quand on arrive à Banos on entend tout de suite parler de la fameuse « Casa Del Arbol » => il s’agit une maisonnette en bois construite dans un arbre mais la véritable attraction c’est une balançoire géante suspendue au dessus du vide !

Pour se rendre là bas on peut prendre un taxi (20$ l’aller retour) ou un collectivo avec plusieurs personnes (5$ l’aller retour/pers).

Sur place, l’accompagnateur (souvent c’est simplement le chauffeur du collectivo!) nous fait passer les uns après les autres sur la balançoire. On est attachés. Selon l’accompagnateur, l’attraction peut-être plus ou moins violente ! Le notre était très brutal avec la première personne ! A tel point que j’ai d’abord refusé de passer : il poussait tellement fort que la personne s’est presque retrouvée en position verticale, et il l’a faite virevolter dans tous les sens ! Il appelait ça « la vuelta » donc quand c’était à mon tour de passer je lui ai répété 4 fois « Tranquilo ! Pas la vuelta!!!!!!!! TRANQUILO !! » et il a eu le mérite de respecter ma demande donc c’était beaucoup plus doux pour moi !

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L’ascension du volcan Chimborazo

Romain a tenté l’ascension du Chimborazo. Il vous a fait un petit reportage donc je vais laisser ceux que ça intéresse regarder la vidéo plutôt que de blablater !

VIDEO REPORTAGE =>

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chimbo

Même si tu n’es pas allé jusqu’au sommet je pense qu’on est tous très fiers de toi !

Equateur

Latacunga / Quilotoa

La Lagune de Quilotoa : un cratère magnifique !

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map

 

Un trajet un peu plus long que prévu…

Aujourd’hui on quitte Otavalo en début d’après-midi pour nous rendre à Latacunga. On va donc à la station de bus et un homme nous interpelle tout de suite pour nous demander notre destination avant de nous diriger vers le bon bus qui part à peine 10 minutes plus tard. On demande 2 fois au contrôleur si le bus va bien à Latacunga vu qu’on n’a vu aucune pancarte mais il nous assure que oui. Dans chaque bus il y a toujours un chauffeur et un contrôleur qui récupère l’argent de ceux qui montent dans le bus en cours de route. Pour le moment tout va bien ! Le trajet doit durer environ 5h. Donc au bout de 5h30 de trajet Romain va à l’avant du bus pour demander au contrôleur si la ville de Latacunga est encore loin, et il lui répond qu’on l’a déjà passée… On est d’abord très étonnés car le bus n’a fait aucun arrêt dans une station il n’a fait que déposer les gens sur le bord de la route plusieurs fois. Puis on est un peu énervés contre le contrôleur qui savait pertinemment qu’on voulait s’arrêter à Latacunga et qui ne nous a pas prévenus quand on était près de la ville (car on a appris en plus que le bus ne s’était même pas arrêté dans la ville mais en périphérie donc on ne risquait pas de savoir qu’on devait s’arrêter là !). Donc 10 minutes plus tard il s’arrête sur le bord de la route et il nous dit « Descendez là et prenez un bus dans l’autre sens pour retourner à Latacunga ». On récupère nos sacs et je lui dis « mais on va devoir repayer un bus dans l’autre sens ?? » il me répond « oui » en se dépêchant de remonter dans son bus qui repart déjà… On se retrouve donc comme deux cons avec nos sacs sur le bord d’une route (on ne sait pas où exactement) et la nuit commence à tomber… On essaie de faire du stop mais les voitures roulent si vite à cet endroit qu’aucune n’aurait vraiment le temps de s’arrêter pour nous prendre même si elle le voulait… Il fait de plus en plus noir, 2 bus passent mais ne s’arrêtent pas malgré les signes de bras que nous faisons… Puis soudain un homme sort de nulle part et il nous dit :

-Vous allez où ?

-A Latacunga.

-Ok venez avec moi…

Il se dirige vers un gros camion. Sur le coup on n’est pas trop sûrs de vouloir le suivre… Mais on prend conscience qu’on n’a pas beaucoup d’options et qu’on va bientôt se retrouver dans la nuit noire (et en plus il fait froid !). Donc on accepte sa proposition en le remerciant et on monte dans son gros camion. On évite de repenser à tous les films d’horreur que l’on a vus et qui commencent comme ça ! On tente de discuter avec lui (bien que notre espagnol soit plus que médiocre…). On apprend qu’il est père de 8 enfants, qu’il a eu 3 femmes différentes et que son plat préféré c’est le « cuy » (= cochon d’inde grillé) ! Au bout de 30 minutes environ il nous dépose près d’une station-service à l’entrée de la ville de Latacunga où nous trouvons tout de suite un taxi qui accepte de nous amener en centre-ville pour 2$. Heureusement le centre-ville est vivant et bien éclairé malgré l’heure un peu tardive et nous trouvons assez rapidement un hôtel pas trop cher. On ne s’en sort pas si mal !

camion

 

Latacunga

La ville de Latacunga est grande, elle ne présente pas grand intérêt mais on trouve tout ce dont on a besoin (pharmacies, hôtels, restaurants, boulangeries, magasins, grande gare etc.). Les restaurants sont un peu chers car il y a beaucoup de plats « occidentaux » : pizzas, pâtes, cordon bleu etc… Ce que je préfère c’est la nourriture vendue directement dans la rue : maïs, (poulet), pommes terre, légumes, fruits, gâteaux faits maison… Ce n’est pas toujours très présentable (parfois ils mettent la nourriture directement dans un sac noir qui fait un peu sac poubelle !) mais c’est souvent très bon et pas cher du tout !

 

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= 0,80 $

 

 

La « lagune de Quilotoa »

Le lendemain matin le réveil sonne à 6h30 mais on se rendort… A 7h30 on se réveille à nouveau et on se dépêche de prendre notre douche avant de quitter l’hôtel ! On veut aller voir la « lagune de Quilotoa » et on a entendu dire qu’il fallait y aller le plus tôt possible pour éviter les nuages… On prend d’abord un bus qui nous dépose à Zumbahua (environ 2h de bus) puis on trouve une camionnette qui nous amène jusqu’à Quilotoa (17km plus loin).

camionette

Lorsqu’on arrive au sommet du cratère on est impressionnés ! C’est magnifique ! On peut soit descendre au fond du cratère (il y a même des locations de kayaks pour ceux qui le souhaitent) soit faire le tour du cratère par la crête mais je vous préviens ça donne le vertige car les flancs sont parfois très abruptes !

Par chance il n’y a pas trop de nuages, le soleil qui frappe l’eau lui donne une jolie couleur verte ce qui contraste avec le bleu du ciel. Mais plutôt que de tout décrire je vais vous laisser admirer notre magnifique time lapse (en réalité il est un peu raté car nous n’avions plus de batterie dans la go-pro donc on a du le faire manuellement avec l’appareil photo => Et oui tu dois appuyer sur le bouton toutes les 2 secondes pendant 20 minutes et sans bouger!! Romain le trouve nul mais moi je le trouve quand même sympa alors je vous le partage !).

Comme vous allez le voir il y avait beaucoup de vent et il faisait très froid ! Le meilleur moyen de se réchauffer c’était de marcher =>

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Pendant notre balade nous avons vu plein d’animaux : lamas, moutons, chiens, ânes

 

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