Equateur

Deuxième semaine à la ferme !

Notre deuxième semaine à la ferme est assez courte car on a perdu 3 jours à Quito pour refaire nos passeports à l’ambassade… Mais voici un résumé de nos journées bien remplies !

 

Jeudi 25 aout

On arrive à Canoa vers 6h du matin. On est crevés car on n’a presque pas dormi dans le bus de nuit. On frappe à la porte de l’hôtel Amalur et Edgar nous ouvre. On est contents de le retrouver ! Il est en train de prendre son petit-déjeuner avec Rachel alors on s’assoit avec eux. On apprend que 2 nouveaux bénévoles doivent arriver ce matin : ils s’appellent Manu & Sebastian et ils viennent du Chili ! Lorsqu’ils sont là, on prend tous la voiture pour aller à la ferme. A mi-chemin on aperçoit plein de voitures et de motos arrêtées sur la route. Edgar arrête la voiture et nous dit qu’il va aller voir ce qu’il se passe car il reconnait plein de membres de sa famille… 15 minutes plus tard environ il revient à la voiture et il nous annonce qu’il y a eu un accident, et que son cousin est mort… En reprenant la route on passe à côté de l’accident et on voit le corps de son cousin qui est toujours étendu près de la moto… Il y a un silence de plomb pendant tout le trajet… On ne sait pas trop comment on doit réagir, et on est très tristes pour Edgar… On lui dit simplement qu’on pourra s’occuper seuls des animaux aujourd’hui s’il a besoin de prendre du temps… Arrivés à la ferme, on commence par aller traire la vache (pour pouvoir ensuite remettre le petit veau auprès de sa mère). On ramène le lait à la cuisine : on en utilise la moitié pour faire un fromage en ajoutant de la présure, puis l’autre moitié pour faire un riz au lait ! Puis Edgar nous propose de commencer la construction de la terrasse devant la maison. Les deux autres bénévoles, Manu & Sebastian, s’occupent du jardin. On arrête de travailler vers 13h pour aller déjeuner. Après le repas, Edgar nous demande si on peut s’occuper des vaches seuls pour qu’il puisse aller en ville. On accepte et Manu vient avec nous ! Il y a environ 45min de marche pour atteindre le champ des vaches. On décide de prendre Coral, la jument, pour aller plus vite mais finalement elle se traine et on a l’impression d’être encore plus lents ! Une fois arrivés au champ, Manu reste avec la jument qui ne veut plus du tout avancer, et on s’occupe des vaches avec Romain : on les fait sortir du champ, on les guide jusqu’à la rivière puis on les fait remonter, et on les ramène dans leur champ. Tout se passe bien ! On est assez fiers de nous qui n’y connaissions rien il y a encore une semaine ! Puis on doit faire le chemin du retour sous un soleil de plomb (45min de marche à nouveau, heureusement que l’on a des chapeaux !). On arrive à la ferme vers 16h et on est épuisés ! On se pose un instant mais je m’endors aussitôt ! Romain me réveille vers 17h pour que l’on aille s’occuper des cochons et des chiens. Puis on commence à faire à manger car on veut se coucher tôt ! Finalement pendant le repas on discute tellement avec Manu et Sebastian que l’on va se coucher seulement vers 22h !

fromage frais jour 1

jour 1 s2

 

Vendredi 26 aout

Ce matin je sens que j’ai des courbatures un peu partout ! On se lève vers 7h00 et Manu propose de préparer le petit-déjeuner. Il cuisine des flocons d’avoine avec de l’eau chaude, des œufs brouillés, des bananes plantain, et il ajoute des graines de cacao pures et de la cannelle (il a toujours plein d’épices sur lui !).

Après ce petit déjeuner copieux on donne à manger aux chiens, aux chats et aux cochons, puis on termine la terrasse. Ensuite on plante quelques pieds de tomates. Puis c’est déjà l’heure du déjeuner alors on prépare le repas : lentilles, salade de tomates et riz au lait en dessert avec des zestes de citron. En général on ne mange pas avant 13h30/14h, le temps de finir le travail et de préparer le repas. Aujourd’hui à 14h ont lieu les funérailles du cousin d’Edgar alors il nous demande une fois de plus de gérer les animaux seuls ce que nous acceptons avec plaisir, on est contents de pouvoir le soulager un peu… Il nous dépose au champ en vitesse avant de rejoindre sa famille. On fait sortir les vaches du champ (je ne l’ai jamais dit mais dans le groupe il y a un énorme taureau assez impressionnant ! Au début j’en avais peur mais j’ai fini par me rendre compte qu’il était très calme et obéissant), on les guide jusqu’à la rivière (c’est toujours LE moment un peu délicat car il faut devancer les vaches sans leur faire peur pour qu’elles n’aillent pas trop loin dans la rivière), puis on les fait remonter jusqu’au champ. Tout se passe bien une fois de plus et on rentre à pied. Sur le chemin on doit récupérer les autres vaches qui se trouvent dans un autre champ, les guider jusqu’à une autre rivière pour les faire boire également, puis les remonter dans leur champ habituel. Ensuite on va chercher la jument que l’on amène également à la rivière, puis on la remet dans son champ. On rentre à la ferme vers 17h ! Evidemment avec un véhicule tout ça prendrait beaucoup moins de temps mais nous sommes piétons ! On se pose enfin un peu dans le hamac pour lire !

Le soir Mancho (le papa d’Edgar) nous cuisine une « soupe de HAVA » (ce sont des haricots blancs du jardin) avec du lait, un peu de fromage et un riz blanc : c’est DELICIEUX ! Puis comme d’habitude on monte se coucher assez tôt et on s’endort aussitôt !

jour 2 s2

soupe de hava

 

Samedi 27 aout

Aujourd’hui on se lève un peu plus tard que d’habitude vers 8h00. On prend notre petit-déjeuner avec Manu et Sebastian. Puis Edgar, Rachel et Ali (une bénévole qui travaille dans une autre ferme) nous rejoignent pour la Minga !

La Minga, c’est un mot que nous avons appris mais que nous n’avons pas dans notre vocabulaire : il s’agit d’un groupe de personnes (souvent des voisins, mais ça peut être aussi des amis) qui se ressemblent pour participer à un projet initié par une personne : un déménagement, la construction d’un pont dans le village etc… Nous nous trouvons dans une communauté qui s’appelle « Rio Muchacho », leurs maisons et leurs champs ne sont pas rattachés à une commune donc ils doivent se débrouiller pour gérer eux-mêmes le travail de la mairie : ramassage des ordures, construction d’un pont pour passer la rivière, désherbage de la route etc… La communauté a donc pris l’habitude de se réunir une fois par semaine, le mercredi, pour évoquer des éventuels problèmes et trouver des solutions. Lorsqu’ils se mettent d’accord sur un projet, ils réalisent une « minga » le week-end et tout le monde aide. Aujourd’hui le projet c’est de construire un escalier qui part du pont et qui descend jusqu’à la rivière car pour le moment il n’y a qu’une pente assez raide et l’accès est trop difficile pour les personnes âgées, femmes enceintes etc.

On s’occupe donc de la construction de l’escalier avec Romain et Manu : on creuse et on nivèle pour poser un pneu (tout est fait avec des objets de récupération), puis on remplit le pneu avec de la terre pour être sûrs qu’il ne bougera plus. Pendant ce temps les autres plantent des arbres fleuris pour décorer le pont.

On arrête de travailler vers 13h et on va tous déjeuner à la ferme. L’après-midi on s’occupe des vaches et du cheval avec Rachel. Puis tout le monde décide d’aller en ville, on se retrouve donc juste tous les deux avec Romain ! On décide de cuisiner des frites de Yuca (le yuca est une racine qui a la même texture que la pomme de terre et on en a plein dans le jardin) avec une mayonnaise maison ! Sebastian rentre à la ferme vers 19h (il a travaillé toute la journée en ville en tant que serveur pour gagner un peu d’argent car il n’avait plus un seul centime en poche !) il mange quelques frites avec nous, puis on décide de regarder « Seul au monde » avec Tom Hanks car il n’a jamais vu ce film. Je n’arrive pas à tenir jusqu’à la fin alors je vais me coucher avant tout le monde !

la minga

 

Dimanche 28 aout

Aujourd’hui c’est repos ! Ce matin il n’y a pas d’électricité donc il n’y a pas d’eau. On donne à manger aux chiens, aux chats et aux cochons. L’électricité revient en fin de matinée. On a l’idée de fabriquer des attrapes rêves avec Romain et Manu qui nous apprend le tissage ! Ensuite on se fait des petits sandwiches de fromage et on part tous les 3 en randonnée : Edgar nous a indiqué un endroit où il y aurait des singes hurleurs ! On marche 2h, on atteint la plage, on entend effectivement les singes hurleurs mais on ne les voit pas…

On est un peu déçus mais ce n’est pas grave, on va profiter de la plage et se baigner un peu ! Lorsqu’on sort de l’eau (car l’eau nous parait vite froide après avoir fait le Mexique et la Thaïlande !), on croise un homme. On lui explique qu’on est venus là pour voir des singes mais qu’on n’en a pas vus… Il nous dit : « Aaaah moi je suis né ici, je sais où on peut les voir ! Venez avec moi ! ». On le suit donc et il nous trace un chemin à la machette dans la forêt épaisse ! Il y a plein de plantes épineuses alors on se fait des griffures un peu partout… Mais au bout de 15min de marche seulement, on aperçoit effectivement deux petites boules de poils ! Et on les voit se déplacer ! C’est magnifique ! Ils sont beaucoup moins gros que ce que j’avais imaginé (en fait ils ont à peu près la taille des Langours). On a de la chance car l’homme nous dit qu’habituellement les touristes paient 20$ chacun pour aller voir les singes !

Puis on commence à faire le chemin du retour car il y a quand même 2h de marche (avec beaucoup de dénivelé) et ici il n’y a pas de lumière donc quand le soleil est couché : c’est la nuit noire ! On arrive à la ferme pile au moment du coucher ! On prend une douche, (Edgar s’est occupé de tous les animaux pour nous donner notre dimanche donc nous n’avons rien à faire) on mange tous les 4 et on va au lit !

attrape reve

DSC00265

singe

 

Equateur

Première semaine à la ferme

IMG_3505

Après avoir réglé nos problèmes administratifs avec Edgar qui a eu la patience de rester avec nous pendant plusieurs heures (voir l’article précédent), nous sommes finalement arrivés à la ferme « Finca Caracol » !

ferme bas

ferme haut

 

Edgar nous a d’abord présenté les animaux : chats, chiens & cochons. Puis il nous a expliqué ce que nous allons devoir faire tous les jours :

 

Donner à manger aux chats et aux chiens : deux fois par jour pour les chiens

On prépare la bouillie à l’avance : deux louches de maïs dans de l’eau que l’on fait bouillir (ça gonfle et ça devient consistent) puis on ajoute une louche de croquettes pour chiens. On sert la bouillie quand elle a bien refroidie.

Normalement, les chiens ont un bol chacun, et ils doivent attendre que tout le monde soit servi pour commencer à manger mais quand Edgar n’est pas là et que nous nous occupons des chiens seuls c’est le gros bordel : ils se ruent sur la nourriture et ils volent la nourriture du voisin ! On va essayer d’être plus autoritaires à l’avenir !

chiens

chats

repas chiens

 

Donner à manger aux cochons : deux fois par jour

Les cochons mangent tout ! Du coup ça pue ! tous les matins on leur donne des feuilles de Yuca, des feuilles de bananiers (ils en raffolent) ainsi que 2 ou 3 papayes que l’on coupe à la machette (on va les chercher dans les arbres de la ferme) et les restes que l’on récupère dans le seau de la cuisine (épluchures de légumes etc.). Ensuite il faut enlever la merde de cochon de leur enclos : pour ça on enfile des bottes en caoutchouc, on entre dans l’enclos avec une pelle et on met tout dehors. Ca fait ensuite du compost que l’on peut utiliser pour les plantations.

IMG_3646

 

Donner du maïs aux petits poulets : tous les jours

Pour ça on a remarqué qu’il fallait éparpiller le maïs sur le sol et ne pas faire un tas sinon les chiens mangent le maïs cru et il ne reste plus rien pour les petits poulets !

poussins

 

Traire la vache : un jour sur deux

Ensuite nous sommes allés traire la vache (c’est beaucoup plus complexe que ça en a l’air il faut prendre le coup de main !). Pour le moment c’est la seule à avoir un veau donc il n’y a qu’elle à traire. Pour pouvoir la traire il faut d’abord la séparer de son petit, l’attacher par le cou pour qu’elle ne se mette pas à courir partout puis lui attacher les deux pattes arrières pour éviter de se prendre un mauvais coup ! Ensuite il faut récupérer le lait en moins de 10 minutes (apparemment au-delà de ce temps il n’y a presque plus de lait qui sort car elle arrive à le retenir dans le but de le garder pour son petit veau). Une fois le lait récupéré on ramène le seau à la cuisine et on le fait bouillir au moins 20 minutes. Ensuite on peut l’utiliser pour se faire un chocolat chaud, une purée ou autre ! Ce matin on a même fait un fromage frais en ajoutant de la présure !

(la photo viendra plus tard elle est sur le téléphone d’Edgar!)

 

Faire boire les vaches : une fois par jour.

C’est le plus difficile ! Il faut aller chercher les vaches (à pied ou à cheval) et les guider jusqu’à la rivière pour les faire boire puis les faire remonter jusqu’à leur champ. Parfois on les change de champ. C’est difficile car il arrive qu’une vache veuille aller autre part : du coup il faut la contourner subtilement (ne surtout pas l’effrayer sinon elle se met à courir encore plus loin) pour la ramener dans la bonne direction.

Il y a 13 vaches :

  • 5 d’un côté (dont le petit veau) + le cheval
  • 8 dans un autre champ

Donc il faut réitérer l’expérience deux fois chaque jour pour que tout le monde puisse boire !

IMG_3686IMG_3509

 

La mission du jour

En plus de tout ça (qui est le minimum vital, à faire même le samedi et dimanche car il n’y a pas de week-end pour les animaux !), on entreprend une petite mission chaque jour :

jour 1 pancarte

jour 2 poulailler

jour 3 defrichement

jour 4 sacs

 

Nous adorons la ferme ! Edgar est super sympa ! Cette semaine il y a un autre bénévole avec nous : il s’appelle Rodrigo et il est Brésilien (d’origine japonaise). Nous travaillons bien tous les 3 et on s’entraide beaucoup ! Le soir, le papa d’Edgar, Mancho, rentre à la ferme après sa journée de travail et nous dinons tous ensemble. En général c’est nous qui cuisinons ! On aime bien ça et ça a l’air de faire plaisir aux autres. On leur a fait découvrir la purée et les crêpes ! On mange essentiellement les fruits et les légumes de la ferme + ce qu’Edgar nous ramène parfois de la ville (thon, œufs, tomates…). Nous ne mangeons jamais de viande.

On a le droit de monter le cheval quand on veut ! Ce matin on l’a pris pour aller au petit magasin chercher une bière et des gâteaux (en fait c’est une mamie qui a un stock chez elle et qui vend quelques produits, ça évite d’aller jusqu’en ville à plus de 10km !).

Edgar a fabriqué une douche dans le jardin qui fonctionne très bien (l’eau est même un peu tiède) et il y a des toilettes sèches à côté de la maison. La maison est une cabane en bois et nous avons notre petite chambre à l’étage. Pour l’instant nous sommes très contents d’être ici et l’ambiance est super !

rodrigo

tienda

Equateur

TOP des galères : n°1 !

Sans papier et sans argent en Equateur…

 top galères

Lundi 15 aout 2016. Aujourd’hui c’est le grand jour : nous avons rendez-vous à la ferme avec Rachel & Edgar pour commencer le bénévolat. Nous n’avons pas de numéro de téléphone mais Rachel m’a dit par mail qu’ils travaillaient au restaurant AMALUR à Canoa de 17h à 22h tous les jours après la ferme donc nous pourrons facilement les trouver là-bas. Nous quittons Banos à 7h30 pour atteindre la ferme avant la nuit.

 

1 cyber

Bus 1 – Banos/Quito – 8h00 à 12h00

Le premier trajet se passe bien. On arrive à la gare sud de Quito vers 12h00 et on demande tout de suite un autre bus pour Canoa. Là on nous dit qu’il n’y a pas de bus direct pour Canoa dans la journée (seulement un bus de nuit) mais qu’il y a un bus qui va à Jama, une ville qui se trouve à seulement 50km de Canoa… On choisit donc cette option. On mange dans la gare et j’ai juste le temps de trouver un cybercafé pourri pour prévenir Rachel qu’on risque d’arriver après 22h00 et que si elle me donne l’adresse exacte de la ferme on pourrait se débrouiller pour arriver directement là-bas par nos propres moyens…

 

2 erreur

Bus 2 – Quito/Jama – 14h à 22h00

Sur le quai on rencontre 3 Irlandais qui nous demandent si le bus n°15 part bien d’ici. On leur répond que oui et qu’on prend le même. On sympathise et on se rend compte qu’on va tous au même endroit à Canoa pour aller faire du bénévolat (eux vont sur un chantier de construction alors que nous allons dans une ferme). Le début du trajet se passe bien. Dans le bus on nous passe le film TAKEN en espagnol ! C’est nul mais c’est divertissant ! A ce moment-là j’ai le sac à dos noir entre les jambes et la sacoche de l’appareil photo sur moi… Les sièges sont très rapprochés alors il y a peu de place pour les jambes. Je commence à avoir chaud avec tout ça sur moi alors Romain propose gentiment de mettre la sacoche de l’appareil photo au-dessus de nous. Je préfère la garder sur moi car j’ai peur des vols mais il me dit que ça ne risque rien car il verra très bien si quelqu’un met son bras à cet endroit. Donc on met la sacoche au-dessus et je garde le sac à dos noir entre les jambes.

 

3 decouverte

Le bus fait un arrêt dans la ville de Santo Domingo, plein de personne descendent du bus… Nous on discute avec les 3 irlandais. Je leur fais l’apologie de l’application « mapsme » ! Pour leur montrer en vrai ce que ça donne je cherche mon téléphone que j’avais sur moi mais je ne le trouve pas… Je regarde bien dans tous les coins au cas où il aurait glissé… Mais pas de téléphone… Je me dis qu’il est peut-être dans la sacoche de l’appareil photo alors je demande à Romain s’il veut bien me descendre la sacoche pour que je vérifie… A ce moment-là c’est le drame il me dit « LA SACOCHE N’EST PLUS LA… » Je vois tout de suite à sa tête que ce n’est pas une blague. Je me lève je cherche partout je pousse les affaires des autres personnes mais la sacoche n’est vraiment pas là… Comment c’est possible qu’on n’ait vu personne la prendre ??? Aucune idée… Pourquoi c’est le drame ? Car cette sacoche ne contenait pas seulement notre appareil photo mais aussi nos cartes de crédit et nos passeports…

On court à l’avant du bus pour demander au chauffeur d’ouvrir les portes en criant que quelqu’un nous a volé notre sac avec nos passeports… Le chauffeur descend du bus il nous indique les policiers. On explique rapidement la situation aux policiers qui restent complètement statiques ! On leur dit « Il faut la chercher !!!! Vous ne pouvez pas lancer une alerte quelque chose ???? Ça vient très probablement de se produire il y a quelques secondes !!! ». Ils nous disent mollement qu’ils ne peuvent rien faire. Ils nous proposent au bout de 5min (ce qui me parait être une éternité) de monter à l’étage de la gare dans une salle pour regarder les vidéos de surveillance mais la personne en charge n’est pas là… De toute façon c’est bien trop tard maintenant le voleur est surement loin… On redescend complètement dépités… Le chauffeur du bus nous demande si on veut rester là ou si on veut remonter dans le bus pour atteindre notre destination (nous sommes à peu près à mi-chemin). Je veux rester ici pour retrouver ma sacoche mais Romain me dit « Non on ne peut pas faire ça, on n’a plus rien, on n’a pas d’argent on ne pourra jamais se loger dans la ville, il vaut mieux qu’on aille à Canoa et qu’on retrouve Edgar et Rachel, ils pourront nous loger et peut-être nous aider… » Alors on remonte dans le bus…

Entre temps les 3 Irlandais nous disent qu’ils nous aideront financièrement qu’ils ne nous laisseront pas sans rien… On est gênés et on ne veut pas accepter (on les connait à peine) mais ils insistent en disant qu’ils trouvent que c’est la moindre des choses… C’est tout de même rassurant de savoir qu’ils sont là…

On continue notre trajet… On regarde les gens dans le bus et on a l’impression de détester tout le monde…

 

4 arrivée tard

Mini van – Jama/Canoa – 22h00 à 23h00

On arrive enfin à Jama vers 22h00. Il fait nuit. La grande majorité des gens du bus sont descendus depuis bien longtemps nous ne sommes plus que 8… Dont les 3 Irlandais et nous. Quand on sort du bus je suis choquée par ce que je vois… La ville a été totalement détruite par le tremblement de terre du 16 avril… Il y a des bâtiments écroulés un peu partout… Des tentes de l’unicef… Je prends conscience que les gens vivent encore sous des tentes… 5 mois après le tremblement de terre… En une fraction de seconde on relativise… Tout perdre ce n’est pas perdre son passeport et sa carte de crédit… C’est perdre toute sa vie, tout ce que l’on possède et que l’on a construit, perdre ses proches et vivre sous une tente de l’unicef avec les autres survivants de la tragédie…

Il n’y a plus aucun bus pour Canoa à cette heure-ci … Un homme propose de nous amener à Canoa tous les 5 pour 25$… On accepte et on lui demande de nous déposer devant un petit magasin avant de partir pour acheter à manger (les 3 Irlandais sont affamés, nous pas du tout on a encore le ventre noué). Une fois qu’ils ont mangé leurs hamburgers à 1$ on prend la route !

 

5 nuit dehors

On arrive à Canoa 1h plus tard. La ville est morte. Il y a beaucoup de tentes là aussi. On a encore l’espoir de pouvoir trouver Rachel & Edgar au restaurant Amalur, c’est la seule indication que l’on possède. On marche en direction de ce que l’on pense être le centre-ville… Les Irlandais viennent avec nous. Eux ils doivent trouver le centre de bénévolat « coconut » mais ils n’ont pas d’adresse non plus… Un homme à moto se rapproche de nous. Il nous demande ce que l’on cherche. On lui demande d’abord où se trouve le restaurant Amalur. Devant le restaurant, il y a deux voitures garées. On a un peu d’espoir ! On frappe à la porte… Rien… On frappe à nouveau… Toujours rien… On voit bien qu’il n’y a pas de lumière et que c’est peine perdue pour ce soir… Alors les Irlandais proposent de les suivre jusqu’à leur campement. L’homme à moto propose de prendre l’un d’entre nous sur sa moto pour aller voir si le camp est ouvert (plutôt que l’on fasse tous l’aller-retour à pied avec nos sacs). Un Irlandais se dévoue (nous on n’aurait jamais osé !). Arrivés au campement on leur fait comprendre que ça ne se fait pas d’arriver de nuit et qu’il vaudrait mieux revenir le matin pour se présenter… Je propose d’aller monter la tente sur la plage… Mais on me dit que c’est trop dangereux ici on risque de se faire dépouiller… On se retrouve donc à nouveau tous les 5 dans le centre-ville et nous n’avons plus aucune option pour passer la nuit… L’homme à moto veut encore nous aider. Il a une idée : demander au policier de garde si on peut monter nos tentes devant la sienne juste pour la nuit. Il accepte. On monte alors nos tentes devant celle du policier (car de nombreux bâtiments en dur se sont écroulés lors du tremblement de terre alors ils ont été provisoirement remplacés par des tentes)… Puis j’essaie de trouver de l’eau quelque part car nous sommes assoiffés… Evidemment tous les petits magasins sont fermés et parfois un gros chien monte la garde devant (l’un d’entre eux se met à grogner méchamment et me fait peur !). Je reviens près du policier sans eau… Alors il me donne sa bouteille en me disant qu’il en a une autre.

On dit bonne nuit à tout le monde et on se couche. Cette nuit-là je n’arrive pas à dormir car je pense à trop de choses, et les chiens errants font beaucoup de bruit autour de nous, parfois ils se battent… De temps en temps j’entends les pas d’un homme qui contourne notre tente et j’espère que ce sont ceux du policier…

 

6 delivrance

Finalement le lendemain matin vers 5h30 j’entends les Irlandais ranger leurs affaires. Je sors de la tente pour leur dire bonjour et je suis contente que ce soit enfin le matin. Ils me disent qu’ils n’ont quasiment pas fermé l’œil de la nuit eux non plus car ils n’avaient ni matelas ni duvet… Ils ont donc dormi à même le sol. Je réveille Romain qui lui dort comme un bébé. Les 3 Irlandais retournent au campement et nous proposent une dernière fois de l’argent mais nous refusons car Romain avait retrouvé quelques dollars dans la poche de son short. On range nos affaires et on retourne au restaurant Amalur (qui fait également hôtel) dans l’espoir de trouver quelqu’un qui pourrait nous aider à trouver Rachel et Edgar. On frappe à la porte du restaurant une première fois. Personne ne répond. On frappe une deuxième fois un peu plus fort. Les volets de la fenêtre qui se situe à coté de la porte principale s’ouvrent et on aperçoit la tête d’un homme qui nous dit :

  • Je peux vous aider ?
  • Bonjour, nous cherchons Rachel & Edgar, ils travaillent ici tous les jours, vous savez où on peut les trouver ?
  • AAAh oui !

Il ferme la fenêtre et ouvre la porte principale. Je ressens un énorme soulagement car l’homme semble être au courant de notre venue et je sens que les choses vont être plus simples pour nous ! Lorsque nous entrons dans le restaurant je vois une jeune femme qui me dit : « Hey !!! Tu dois être Aurélia ! » J’en déduis qu’elle est Rachel ! Elle est très souriante et accueillante. L’homme qui nous a ouvert est Edgar ! Le petit ami de Rachel ! Ce sont eux qui s’occupent de la ferme et ils nous attendaient effectivement ! Nous leur racontons notre mésaventure et nous leur demandons si nous pouvons utiliser internet et un téléphone pour contacter les banques et faire opposition à nos cartes bancaires. Rachel doit nous quitter à 7h00 pour aller travailler à l’école du village. Edgar reste avec nous jusqu’à 8h30 pour que nous puissions contacter les banques, l’ambassade etc… Finalement on apprend qu’il faudra retourner à Quito pour refaire nos passeports à l’ambassade et que ça prendra minimum 3 semaines. Nos cartes sont bloquées, nous en recevrons des nouvelles, en France, dans 10 jours environ… En attendant nous sommes donc bloqués nous aussi en Equateur pour 3 semaines minimum et sans argent ! Heureusement nous allons pouvoir travailler à la ferme et être logés & nourris en échange donc tout va bien !

 

7 news

Deux jours plus tard nous sommes allés à Baïa en stop (à 30km de notre ferme) pour porter plainte à la police et avoir une déposition écrite (je vous passe les détails de la déclaration de vol des papiers d’identité qui doit se faire dans un cyber café avant d’être tamponnée par la police, et de nos explications foireuses en espagnol à chaque fois !) et nous sommes également rentrés en stop + à pied. Les gens sont très sympa ici, ils nous prennent facilement en stop.

Les parents de Romain nous ont envoyé un Western Union et c’est Rachel qui est allée chercher l’argent puisqu’il fallait un numéro de passeport !

Nous avons envoyé la déposition écrite par la police à notre assurance mais nous avons peu d’espoir de ce côté-là !

Demain nous prenons le bus pour Quito (environ 10h de bus) pour aller à l’ambassade refaire nos passeports.

En espérant que ce soit bientôt la fin de notre galère !

Equateur

Banos

Banos : le paradis des touristes ?

banos

map banos

 

Une ville qui propose de nombreuses activités touristiques

Banos, petite ville au sud de Quito, est souvent une étape incontournable pour les touristes et les voyageurs qui se rendent en Equateur. Pourquoi ? Parce qu’elle grouille d’agences qui proposent des activités variées : canyoning, escalade, saut à l’élastique, ascension de volcans, VTT de descente ou simplement balade le long des nombreuses cascades… Il y en a pour tous les goûts ! C’est sympa mais on n’y serait pas restés beaucoup plus longtemps car il y a vraiment beaucoup de monde… et le soir c’est trèès bruyant… !

Une petite précision pour le vtt : nous on s’attendait à faire 15km sur un petit chemin en pleine nature, mais il faut savoir que c’est 15km sur la route nationale à coté des voitures donc ce n’est pas aussi paradisiaque que ça en à l’air… En plus de ça choisissez bien vos vélos (normalement c’est 5$ la journée pour tous les vélos) : nous on ne pouvait pas changer les vitesses donc quand il y avait des montées (car il y en a quand même quelques unes!) on était vraiment en galère, et à la fin on a carrément crevé un pneu arrière !

Pour le retour on peut mettre les vélos dans un camion qui nous ramène directement en ville c’est pas mal 🙂

vtt

Mapa Ruta de las Cascadas Ciudad de Banos

 

La Casa Del Arbol

Quand on arrive à Banos on entend tout de suite parler de la fameuse « Casa Del Arbol » => il s’agit une maisonnette en bois construite dans un arbre mais la véritable attraction c’est une balançoire géante suspendue au dessus du vide !

Pour se rendre là bas on peut prendre un taxi (20$ l’aller retour) ou un collectivo avec plusieurs personnes (5$ l’aller retour/pers).

Sur place, l’accompagnateur (souvent c’est simplement le chauffeur du collectivo!) nous fait passer les uns après les autres sur la balançoire. On est attachés. Selon l’accompagnateur, l’attraction peut-être plus ou moins violente ! Le notre était très brutal avec la première personne ! A tel point que j’ai d’abord refusé de passer : il poussait tellement fort que la personne s’est presque retrouvée en position verticale, et il l’a faite virevolter dans tous les sens ! Il appelait ça « la vuelta » donc quand c’était à mon tour de passer je lui ai répété 4 fois « Tranquilo ! Pas la vuelta!!!!!!!! TRANQUILO !! » et il a eu le mérite de respecter ma demande donc c’était beaucoup plus doux pour moi !

IMG_6693

 

L’ascension du volcan Chimborazo

Romain a tenté l’ascension du Chimborazo. Il vous a fait un petit reportage donc je vais laisser ceux que ça intéresse regarder la vidéo plutôt que de blablater !

VIDEO REPORTAGE =>

chimbo romain

chimbo

Même si tu n’es pas allé jusqu’au sommet je pense qu’on est tous très fiers de toi !

Equateur

Latacunga / Quilotoa

La Lagune de Quilotoa : un cratère magnifique !

IMG_6556

map

 

Un trajet un peu plus long que prévu…

Aujourd’hui on quitte Otavalo en début d’après-midi pour nous rendre à Latacunga. On va donc à la station de bus et un homme nous interpelle tout de suite pour nous demander notre destination avant de nous diriger vers le bon bus qui part à peine 10 minutes plus tard. On demande 2 fois au contrôleur si le bus va bien à Latacunga vu qu’on n’a vu aucune pancarte mais il nous assure que oui. Dans chaque bus il y a toujours un chauffeur et un contrôleur qui récupère l’argent de ceux qui montent dans le bus en cours de route. Pour le moment tout va bien ! Le trajet doit durer environ 5h. Donc au bout de 5h30 de trajet Romain va à l’avant du bus pour demander au contrôleur si la ville de Latacunga est encore loin, et il lui répond qu’on l’a déjà passée… On est d’abord très étonnés car le bus n’a fait aucun arrêt dans une station il n’a fait que déposer les gens sur le bord de la route plusieurs fois. Puis on est un peu énervés contre le contrôleur qui savait pertinemment qu’on voulait s’arrêter à Latacunga et qui ne nous a pas prévenus quand on était près de la ville (car on a appris en plus que le bus ne s’était même pas arrêté dans la ville mais en périphérie donc on ne risquait pas de savoir qu’on devait s’arrêter là !). Donc 10 minutes plus tard il s’arrête sur le bord de la route et il nous dit « Descendez là et prenez un bus dans l’autre sens pour retourner à Latacunga ». On récupère nos sacs et je lui dis « mais on va devoir repayer un bus dans l’autre sens ?? » il me répond « oui » en se dépêchant de remonter dans son bus qui repart déjà… On se retrouve donc comme deux cons avec nos sacs sur le bord d’une route (on ne sait pas où exactement) et la nuit commence à tomber… On essaie de faire du stop mais les voitures roulent si vite à cet endroit qu’aucune n’aurait vraiment le temps de s’arrêter pour nous prendre même si elle le voulait… Il fait de plus en plus noir, 2 bus passent mais ne s’arrêtent pas malgré les signes de bras que nous faisons… Puis soudain un homme sort de nulle part et il nous dit :

-Vous allez où ?

-A Latacunga.

-Ok venez avec moi…

Il se dirige vers un gros camion. Sur le coup on n’est pas trop sûrs de vouloir le suivre… Mais on prend conscience qu’on n’a pas beaucoup d’options et qu’on va bientôt se retrouver dans la nuit noire (et en plus il fait froid !). Donc on accepte sa proposition en le remerciant et on monte dans son gros camion. On évite de repenser à tous les films d’horreur que l’on a vus et qui commencent comme ça ! On tente de discuter avec lui (bien que notre espagnol soit plus que médiocre…). On apprend qu’il est père de 8 enfants, qu’il a eu 3 femmes différentes et que son plat préféré c’est le « cuy » (= cochon d’inde grillé) ! Au bout de 30 minutes environ il nous dépose près d’une station-service à l’entrée de la ville de Latacunga où nous trouvons tout de suite un taxi qui accepte de nous amener en centre-ville pour 2$. Heureusement le centre-ville est vivant et bien éclairé malgré l’heure un peu tardive et nous trouvons assez rapidement un hôtel pas trop cher. On ne s’en sort pas si mal !

camion

 

Latacunga

La ville de Latacunga est grande, elle ne présente pas grand intérêt mais on trouve tout ce dont on a besoin (pharmacies, hôtels, restaurants, boulangeries, magasins, grande gare etc.). Les restaurants sont un peu chers car il y a beaucoup de plats « occidentaux » : pizzas, pâtes, cordon bleu etc… Ce que je préfère c’est la nourriture vendue directement dans la rue : maïs, (poulet), pommes terre, légumes, fruits, gâteaux faits maison… Ce n’est pas toujours très présentable (parfois ils mettent la nourriture directement dans un sac noir qui fait un peu sac poubelle !) mais c’est souvent très bon et pas cher du tout !

 

aaaaa
= 0,80 $

 

 

La « lagune de Quilotoa »

Le lendemain matin le réveil sonne à 6h30 mais on se rendort… A 7h30 on se réveille à nouveau et on se dépêche de prendre notre douche avant de quitter l’hôtel ! On veut aller voir la « lagune de Quilotoa » et on a entendu dire qu’il fallait y aller le plus tôt possible pour éviter les nuages… On prend d’abord un bus qui nous dépose à Zumbahua (environ 2h de bus) puis on trouve une camionnette qui nous amène jusqu’à Quilotoa (17km plus loin).

camionette

Lorsqu’on arrive au sommet du cratère on est impressionnés ! C’est magnifique ! On peut soit descendre au fond du cratère (il y a même des locations de kayaks pour ceux qui le souhaitent) soit faire le tour du cratère par la crête mais je vous préviens ça donne le vertige car les flancs sont parfois très abruptes !

Par chance il n’y a pas trop de nuages, le soleil qui frappe l’eau lui donne une jolie couleur verte ce qui contraste avec le bleu du ciel. Mais plutôt que de tout décrire je vais vous laisser admirer notre magnifique time lapse (en réalité il est un peu raté car nous n’avions plus de batterie dans la go-pro donc on a du le faire manuellement avec l’appareil photo => Et oui tu dois appuyer sur le bouton toutes les 2 secondes pendant 20 minutes et sans bouger!! Romain le trouve nul mais moi je le trouve quand même sympa alors je vous le partage !).

Comme vous allez le voir il y avait beaucoup de vent et il faisait très froid ! Le meilleur moyen de se réchauffer c’était de marcher =>

aaaaaanimaux
Pendant notre balade nous avons vu plein d’animaux : lamas, moutons, chiens, ânes

 

13934570_1059425214147107_7320394674403565921_n

Equateur

Otavalo

Otavalo : grand marché artisanal & volcans, une ville qui vaut le détour !

IMG_5949

map

 

La ville

La ville est très mignonne et agréable car il y a des petits magasins et des resto typiques un peu partout (les repas coûtent seulement 2$… et sont très copieux) ! Il y a une jolie place principale, et une grande place pour le marché.

otavalo 3

otavalo 2

plat

otavalo 1

 

Le marché artisanal

Il est très célèbre en Equateur (d’ailleurs nous avons pris le bus un samedi matin et il y avait beaucoup de monde qui allait également à Otavalo pour le marché). Pour faire des petits cadeaux c’est l’idéal : il y a des artistes peintres, des vendeurs de vêtements en alpaga (c’est comme un lama), des vendeurs de bijoux, d’attrape-rêves de toutes les couleurs, de pochettes, de flûtes de pan, de jeux de société etc… C’est très agréable de flâner entre les différents stands, et les vendeurs acceptent volontiers de négocier les prix !

IMG_5809

marché

 

L’ascension du Fuyafuya

Le lendemain de notre arrivée on décide d’aller à la Grande lagune Mojanda (à 17km d’Otavalo) pour gravir le FuyaFuya. cette ascension constitue une acclimatation classique avant de se lancer des défis plus ambitieux (pour Romain, pas moi!). Environ 2h de montée (on a pris notre temps) dans la puna (steppe en altitude), les longues touffes d’herbes jaunies sont d’une grande aide pour atteindre le sommet car le « chemin » est de plus en plus raide !

rando

fuya fuya

IMG_5966

sommet

On teste les feuilles de coca et on vous donne nos impressions en direct =>

 

Plus sérieusement : les feuilles de coca m’ont donné l’impression d’avoir plus de souffle dans des montées pourtant très abruptes. L’effet n’est pas incroyable, ça ne donne pas l’impression d’être « défoncé » ! Mais on dirait que ça donne quand même un petit coup de pousse, ça permet d’arriver plus facilement au sommet et ça enlève le mal de tête !

mattias et esteban

En redescendant nous faisons la connaissance de Mattias (Allemand) et Estéban (Equatorien) et après avoir bien papoté nous décidons de partager un taxi tous les 4 pour rentrer à Otavalo !

Equateur

Quito

Quito : une capitale perchée à 3 000 m d’altitude.

1

map

 

Premier jour à Quito : ressentis & impressions

Nous sommes arrivés hier à 00h, donc une fois que nous avons trouvé notre hôtel nous nous sommes couchés sans même prendre de douche !!! (nous avions vraiment besoin de sommeil après ces 30h de voyage…).

Ce matin, je me réveille à 10h (le réveil n’a pas sonné…) et je ressens tout de suite les effets de l’altitude : j’ai du mal à respirer normalement j’ai l’impression que je n’inspire pas assez d’air alors j’ai parfois besoin de respirer par la bouche, et je me sens essoufflée, comme si j’avais monté 5 étages (alors que je suis allongée dans mon lit…).

Romain va bien lui, il se sent juste légèrement étourdi.

IMG_5647

 

Le mal des montagnes

Je fais donc quelques recherches pour savoir comment s’acclimater.

Qu’est-ce que le mal des montagnes ?

« Le mal des montagnes est un syndrome provoqué par la réaction du corps humain à un manque de pression atmosphérique et d’oxygène, qui apparaît généralement à partir d’une altitude de 2400 mètres. »

Les symptômes

  • Etourdissements
  • Maux de tête
  • Vertiges
  • Fatigue
  • Essoufflement
  • Augmentation du rythme cardiaque
  • Nausées et vomissements

(en orange c’est ce que j’ai ressenti… donc rien de bien méchant)

L’œdème cérébral est une complication très grave mais aussi très rare qui ne touche que 2% des gens. Généralement le malade ressent tous les symptômes ci-dessus ainsi qu’un trouble du langage et de la motricité (difficulté à marcher droit et à parler correctement). Si vous observez l’un de ces deux symptômes il faut redescendre immédiatement de 300m et se procurer un masque à oxygène au plus vite (mais ça n’arrive pas à cette altitude…).

Pour s’acclimater il faut :

  • Passer 3 ou 4 jours à la même altitude.
  • Se reposer.
  • Boire beaucoup d’eau.
  • Mâcher des feuilles de coca (ou faire une infusion).

IMG_5645

 

Le centre historique de Quito

Fondée au XVIe siècle sur les ruines d’une cité inca, Quito se dresse à 2 850 mètres d’altitude précisément sur les flancs du volcan Guagua Pichincha. C’est la 2e capitale la plus haute du monde (après La Paz). Quito possède le centre historique le mieux préservé d’Amérique latine malgré les nombreux tremblements de terre qui l’ont frappée durant le dernier siècle.

IMG_5552

 

Panecillo

Cette statue de la vierge (surnommée l’ange gardien) est un repère dans la capitale. Il s’agit de la seule vierge ailée au monde !

IMG_5606

 

La Basilique du Vœu national

C’est un magnifique bâtiment de style gothique, on peut monter au sommet des tours ce que je recommande fortement car la vue est imprenable (2$/pers).

IMG_5638

eglise

gargouilles

 

Le teleferiQo & l’ascension du volcan Rucu Pichincha

Le lendemain je ne ressens déjà plus les effets de l’altitude (tout du moins je respire normalement et je ne me sens plus étourdie). Alors on décide de prendre le « teleferiqo » : un téléphérique qui monte à 4 100 m d’altitude (soit 1 300 m de plus que Quito). Une randonnée (très fréquentée) permet d’atteindre le sommet du volcan Rucu Pichincha. On entame la marche tranquillement mais je sens très vite un essoufflement « anormal » dans le sens où je suis obligée de m’arrêter tous les 5 mètres pour reprendre ma respiration… Au bout de 2km je décide d’abandonner car je sais que le plus dur reste à venir et j’ai vraiment du mal à avancer. Je redescends donc au niveau du téléphérique pour y attendre Romain qui a envie d’aller jusqu’au bout lui !

=> Petite vidéo de l’ascension du volcan par Romain

 

 

Rencontre avec Camille & Baptiste !

Je ne recommanderai pas spécialement notre hôtel (il n’était pas trop mal mais vous pourrez trouver bien mieux!). Par contre nous y avons rencontré deux français sympathiques : Camille & Baptiste, qui voyagent depuis 6 mois en Amérique du sud ! On a passé notre dernière soirée avec eux sur la terrasse de l’hôtel… On les retrouvera peut-être au Pérou … !

13873020_1056065927816369_4577669206316469103_n

Et on quitte déjà Quito pour Otavalo…! Les journées passent très vite !