Laos

Les 4 000 îles

Les 4 000 îles : un lieu incontournable pour les amoureux de la nature et des animaux

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L’île de Don Khone

Après avoir été lâchement abandonnés à la frontière par notre bus, après avoir marché plus de 4km avec les sacs sous un soleil de plomb, après avoir fait du stop, et après avoir pris une petite pirogue, nous sommes finalement bien arrivés sur l’île de Don Khone !

L’île de Don Khone fait 3km de large sur 5km de long. Elle est composée de petits villages éparpillés. Les routes sont en terre, il y a très peu de véhicules, les logements offrent presque tous une vue magnifique sur le Mékong. L’atmosphère générale est très détendue.

Nous avons passé le séjour avec nos nouveaux amis Amandine et Jean-Yves, ainsi qu’avec Fab et Sab, un autre couple qui logeait au même endroit que nous. Nous avions même commencé à prendre quelques habitudes comme se retrouver dans notre QG (un resto bien sympathique) le matin et le soir pour manger, ou boire une bière sur notre terrasse commune le soir pour refaire le monde tous ensemble… Pendant 5 jours, nous avons eu l’impression de passer des vacances entre amis !

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Les animaux

Il y a de nombreux animaux (chats chiens vaches buffles canards poules chèvres cochons…) qui évoluent tous ensemble sur l’île en totale liberté. Bien qu’elles appartiennent aux habitants (puisqu’elles ont des colliers) les vaches circulent librement! Il n’est donc pas rare de croiser un petit troupeau qui se balade entre deux restaurants ! Pouvoir observer et parfois câliner certains animaux a été pour moi un grand bonheur ! En plus je ne sais pas si c’était spécialement la saison mais il y avait énormément de bébés !

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Les chutes de Phapeng

Lundi matin nous avons fait la grasse mat’ ! Puis après avoir mangé, nous sommes partis à la recherche des chutes de Phapeng avec Amandine et Jean-Yves. Le chemin était magnifique (c’est là qu’on a croisé le plus d’animaux), on a traversé un pont au dessus d’une première cascade, puis une fois arrivés aux grosses cascades, on a suivi le chemin emprunté par des moines pour aller se mettre dessous !

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Les dauphins du Mékong

Depuis notre arrivée au Laos nous entendons parler des Dauphins du Mékong… Mythe ou réalité, nous ne savions pas trop quoi en penser. De nombreux guides proposaient d’accompagner les touristes (de préférence tôt le matin) en pirogue dans le but d’apercevoir les fameux dauphins. Dans le doute, nous avons décidé d’aller y faire un tour tous les 6 (Amandine Jean-Yves Sab Fab et nous deux!).

Arrivés au spot nous avons attendu de longues minutes sans que rien ne se passe… Puis à notre grande surprise, nous avons finalement eu la chance d’apercevoir de nombreux dauphins ! Ils n’ont pas sauté mais on entendait leur bruit et on voyait bien leur dos :

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Les chutes de Khone Pa Soy Rapids

Après avoir observé les dauphins, notre guide nous a conduits aux chutes de Khone Pa Soy. Le débit était impressionnant… Des câbles étaient tendus de part et d’autre de la cascade pour permettre aux pêcheurs d’accéder plus facilement aux endroits stratégiques.

Fab a découvert un recoin caché dans le lequel on a pu se baigner ! Un pur bonheur car il faisait extrêmement chaud et l’eau du Mékong a une température idéale (environ 30°C) !

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Don Det

Vendredi matin nos amis sont tous partis. Nous avons donc décidé de louer des vélos pour aller sur l’autre île, Don Det, reliée à Don Khone par un pont construit au temps du protectorat français.

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Contrairement à ce qu’on avait pu lire sur internet, on a trouvé que l’île était tout aussi calme et reposante que l’autre, il y avait juste un petit peu plus de monde (pas tant que ça), essentiellement des anglophones (alors que sur Don Khone il n’y avait que des français!). Il y avait une petite plage pour se baigner. On a eu une conversation très profonde et très intéressante avec un anglais : Alex (on se souviendra du « Cat Day » !) dans un reggae Bar. Puis tout le monde a essayé de m’encourager pour sauter du promontoire de 7 mètres de haut. De loin je pensais « oui je peux le faire sans souci » mais une fois arrivée sur le promontoire, j’ai commencé à avoir très peur… La suite en images :

 

Laos

Abandonnés à la frontière…

7h – Kratie (Cambodge) ==>

17h – Don Khone (Laos)

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6h

Nous quittons la petite cellule dans laquelle nous n’avons presque pas dormi. Nous avons été assoiffés toute la nuit (nous avions pourtant 1 grande bouteille d’eau mais il a fait tellement chaud que nous avons tout bu rapidement…) alors nous nous réveillons de bonne heure et faisons nos sacs après avoir pris une douche rapide pour aller acheter de l’eau et un coca…

 

7h

Le mini van vient nous chercher. Puis il fait le tour de la ville de Kratie pour récupérer d’autres personnes. Lorsque le van compte 13 personnes (pour seulement 10 places assises) je pense qu’il a atteint sa capacité de stockage maximale et que nous allons enfin partir. Mais non. Il récupère encore 4 personnes qui s’entassent les unes sur les autres (en plus des bagages que le conducteur essaie de fourrer sous les sièges)… Nous sommes assis tout au fond du van serrés entre les autres passagers et je me sens un peu claustrophobe. Mais nous n’avons pas le choix si nous voulons quitter cette ville et atteindre le Laos.

 

8h

Nous quittons enfin la ville, serrés comme des sardines dans le mini van.

 

9h45

Nous arrivons à Stung Treng et plusieurs passagers descendent.

On pense tout bas « Bon débarras… On sera moins serrés…! ».

 

10h

Mais ça ne dure pas longtemps ! Un quart d’heure plus tard nous changeons de véhicule et d’autres passagers montent dans le nouveau.

Nous quittons la ville.

 

10h30

Trente minutes plus tard, le chauffeur reçoit un coup de téléphone et nous explique brièvement qu’il doit faire demi tour pour aller chercher deux autres personnes.

Dans notre tête, nous maudissons les deux personnes qui n’étaient pas à l’heure au rendez-vous, d’autant plus que les routes sont en terre et qu’on est bien secoués sur la route.

 

11h

On revient à l’endroit du changement de véhicule, où l’on était passés 1h plus tôt… Finalement le conducteur ne récupère pas de passager mais une grosse caisse en polystyrène remplie de viande et de glace.

On repart.

 

13h

On arrive à la frontière. On fait faire nos visas pour entrer au Laos (30$/personne). Les douaniers veulent nous prendre 5$ supplémentaires par personne pour passer la frontière. Nous refusons de payer en disant aux douaniers que nous savons que cette pratique est illégale et que l’argent va directement dans leurs poches. Un autre couple de français refuse de payer. Nous essayons de résister un peu, mais nous nous retrouvons face à des « murs » qui sont déterminés à ne pas nous laisser passer la frontière.

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Malheureusement pour nous, tous les autres touristes qui se trouvaient dans notre mini van payent sans rechigner… Puis ils montent tous discrètement dans le véhicule sans nous faire signe et … partent… Nous laissant tous les quatre sur le bord de la route à la frontière…

Heureusement nous avons nos sacs avec nous.

Les douaniers nous rendent nos passeports d’un air dédaigneux en constatant que, même si nous ne payons pas leurs 5$, nous allons bien galérer pour partir !

 

14h

Lorsque l’on réalise que nous avons été abandonnés sur le bord de la route et que personne ne viendra nous chercher, nous décidons évidemment de rester tous les quatre pour atteindre notre destination (puisque nous allons au même endroit !).

  • « On peut peut-être se demander nos prénoms vu qu’on va rester un petit moment ensemble ! »

On rigole et on fait donc la connaissance d’Amandine et Jean-Yves, un petit couple de globetrotteurs très sympathique !

Comme il y a une buvette juste après le passage de la frontière, on s’y dirige et on demande à l’homme qui se trouve à l’intérieur à combien de KM se trouve la ville de Nakasong (première ville après la frontière).

  • 20 KM ???? VRAIMENT ???? Et on nous a abandonnés là, alors qu’on avait payé notre billet, qu’il fait une chaleur écrasante, qu’on a nos gros sacs à porter et que la première ville se trouve à 20 km ?????

Bon une fois qu’on a bien râlé contre le conducteur et les touristes qui ne nous avaient même pas fait signe lorsqu’ils sont partis, on prend conscience que râler ne nous fera pas avancer et qu’il faut prendre une décision pour se sortir de là.

Comme il n’y a aucun moyen de transport et que la frontière est, comme souvent, une sorte de « no-man’s-land » où il n’y a rien ni personne, on décide de marcher, en espérant se faire prendre en stop en chemin…

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Au début ce n’est pas gagné car il y a très peu de voitures qui passent. Et puis finalement on fait des rencontres originales :

  • Un groupe d’enfants/adolescents qui fait la fête et qui court vers nous pour nous offrir de la bière bien fraiche alors que l’on marchait en plein cagnard !

 

  • Un homme en scooter qui veut absolument nous aider (il arrête les voitures avec nous, mais ça ne marche pas alors il propose de nous prendre sur son scooter mais à 4 avec les gros sacs ce n’est pas envisageable !)

 

  • Une première personne qui accepte de nous prendre dans sa remorque, mais comme nous n’allons pas au même endroit il nous dépose à un croisement. Ca nous avance déjà bien…

 

  • Un autre homme accepte non seulement de nous prendre mais en plus de faire un détour pour nous déposer à Nakasong alors qu’il ne va pas à cet endroit… Super sympa !

 

  • Puis nous prenons enfin une pirogue pour atteindre l’île de Don Khone.

 

 

17h

Nous arrivons sur l’île épuisés mais on y trouve tout de suite une atmosphère calme et reposante malgré une musique omniprésente dans les restaurants les petites boutiques et même parfois dans les rues, comme si on voulait faire subsister l’ambiance festive du nouvel an de la semaine passée.

On trouve un petit bungalow avec climatisation terrasse hamac et vue sur le Mékong pour 11 euros/nuit.

On pose nos sacs et Romain saute dans le Mékong ! L’eau est chaude ! Puis on prend une bonne douche tiède également (probablement l’eau filtrée du Mékong). L’eau qui coule sur mes pieds me fait mal et je me rends compte que j’ai plusieurs cloques ainsi qu’un morceau de peau arraché sur le dessus du pied (je n’avais pas pris le temps de vider mon sac pour trouver des chaussettes avant d’enfiler mes baskets…).

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19h

On va au restaurant avec Amandine et Jean-Yves pour prendre notre premier repas de la journée et des boissons fraiches… Un pur bonheur que l’on sait apprécier après cette journée mouvementée !

 

00h

Après avoir passé une excellente soirée avec nos nouveaux amis de galère, Amandine et Jean Yves, ainsi que deux autres français rencontrés sur place, Sébastien et Boris, nous allons nous coucher et je crois que je m’endors à l’instant même où je m’allonge enfin sur un lit au calme…

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Cambodge

Kratie

Kratie : une petite ville touristique au bord du Mékong

Kratie

 

La ville

Après 2 jours de galère (à cause du nouvel an tout était fermé), nous avons finalement réussi à quitter Phnom Penh ! Par contre nous n’avons pas pu prendre un ticket direct pour le Laos (notre destination), nous avons donc quand même choisi de prendre un bus pour Kratie puisque la ville se trouvait à mi-chemin entre Phnom Penh et le Laos.

Pendant 6h, nous avons vu défiler des paysages campagnards, nous nous attendions donc à arriver dans un petit village perdu entre les champs.

Finalement nous avons trouvé une petite ville touristique aux faux airs de station balnéaire puisqu’elle se trouve au bord du Mékong. Il parait que l’on peut voir les fameux dauphins du Mékong depuis Kratie mais comme nous ne sommes restés qu’une journée nous n’avons fait aucune attraction touristique dans cette ville.

Il y a plusieurs « guest houses », des restaurants accueillants et un grand marché sur la place centrale.

Puisque nous faisions juste un arrêt (notre but étant d’atteindre le Laos au plus vite), nous avons accepté la première chambre que l’on nous proposait à 5$ ! Grosse erreur : chambre sans fenêtre, coincée entre deux autres donc une chaleur étouffante (au moins 40°C), un ventilateur qui parvenait à peine à brasser l’air chaud enfermé dans la pièce, une salle de bain commune sur le pallier… Résultat je n’ai quasiment pas dormi de la nuit…

A ce moment là je me suis dis que ce n’était pas grave, puisque nous avions encore environ 6h de transport le lendemain, je dormirai bien dans le bus…

QUELLE NAIVETE… !

Si vous voulez avoir des détails sur le trajet chaotique que nous avons vécu le lendemain, vous pouvez lire l’article qui suit « Abandonnés à la frontière » !

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Cambodge

Phnom Penh

Phnom Penh : une ville qui garde en mémoire l’histoire tragique du Cambodge

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La ville

La capitale est assez sale, on a vu un homme faire ses besoins dans la rue, des enfants se promener nus et des montagnes de déchets entassés sur les trottoirs…

Quelques bâtiments sont jolis. Le quartier touristique fait l’effort de rendre les rues attrayantes. On peut boire une bière pour 40ct d’euros, et manger des lasagnes pour 4 euros… Car, comme le disait un Allemand d’une soixantaine d’années avec qui on a diné en ville, « Quand on voyage longtemps, on cherche l’authenticité mais on aime aussi retrouver sa zone de confort par des choses qui nous sont familières, par exemple une bonne pizza ! ».

Bref, la ville ne grouille pas spécialement d’attractions… Il y a tout de même un musée national, le palais royal et le Mékong qui traverse la ville.

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François nous apprend un jeu de dés (1 500 avec 3 dés)

 

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Le Mékong

C’est le 10e plus grand fleuve du monde. Il prend sa source dans l’Himalaya puis il passe par la Chine, le Laos, la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge, et le Viêtnam.

Sur les quais, on trouve de nombreux restaurants dont des « roof top » pour manger ou prendre un verre en terrasse sur les toits.

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L’intérêt historique

Mais nous ne sommes pas venus ici par hasard… Après m’être plongée dans de nombreuses lectures sur le régime sanglant des Khmers rouges, je voulais me confronter aux traces qui subsistent sur cette époque tragique, voir de mes propres yeux les preuves de ces massacres, pouvoir témoigner et rapporter ce qu’il s’est passé durant ces 4 longues années…

Cet article sera donc essentiellement historique, âmes sensibles s’abstenir…

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S21 : la prison de l’horreur

Cette ancienne école a été transformée en prison par les Khmers rouges sous le régime dictatorial de Pol Pot. C’est une prison parmi tant d’autres… Mais pour 20 000 Cambodgiens, c’est ici que s’est terminé un abominable cauchemar…

La prison a ensuite été transformée en musée en 1988, donc nous avons pu la visiter. Un audio guide permet d’avoir des explications claires ainsi que des témoignages de survivants. La visite se fait dans le silence et le respect. Certaines parties de la prison ont été laissées telles qu’elles ont été trouvées. On voit encore des traces de sang sur le sol et les chaînes qui retenaient les prisonniers dans leurs cellules. Les barbelés que l’on peut voir ci-dessous ont été installés par les Khmers rouges suite au suicide d’un prisonnier qui s’était jeté du haut du bâtiment.

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La prison S21 – Tuol Sleng

 

Origine de l’émergence des Khmers rouges au pouvoir

En 1970, une guerre civile éclate au Cambodge opposant les Khmers rouges (parti communiste poussé à l’extrême) au gouvernement cambodgien (soutenu à l’époque par les Américains)…

Les Américains apportent une aide matérielle et financière au gouvernement cambodgien, et ils bombardent les zones prises par les Khmers rouges. Pendant 5 ans, les bombardements massifs détruisent les campagnes, les gens meurent de faim, l’économie du pays est au plus bas…

Personne ne se doute encore que ces bombardements vont changer l’histoire du Cambodge de façon dramatique.

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Bombardements au Cambodge par les Américains

 

1975 ou l’année zéro…

Cette année-là, les Khmers rouges gagnent la guerre civile et prennent le pouvoir.

Les Cambodgiens accueillent les révolutionnaires avec joie, pensant que c’est la fin de leurs souffrances…

En prétextant mettre la population à l’abri (car les Américains risqueraient de lâcher à nouveau des bombes sur la ville), les Khmers rouges forcent les habitants de Phnom Penh à quitter la ville. Ils n’ont jamais été autorisés à y retourner… Tout le monde a dû quitter la ville : jeunes, vieux, malades… Bon nombre d’entre eux sont morts pendant l’exode.

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Exode rural : la ville de Phnom Penh est vidée…

 

Quel est le but des Khmers rouges ?

Les Khmers rouges, soldats du dictateur Pol Pot, sont de véritables sadiques pour certains, et de simples hommes enrôlés de force pour d’autres…

Pol Pot a fait ses études en France, et c’est un grand admirateur de Mao Zedong (un dictateur communiste chinois). Il le prend donc pour modèle et instaure au Cambodge un régime communiste extrémiste (exemple : pêcher un poisson ou cueillir une simple mangue pour la manger était considéré comme un acte de trahison envers l’Angkar et puni très sévèrement : emprisonnement puis exécution).

Pol Pot veut faire des Cambodgiens un peuple « pur » qui ne serait pas sous l’influence d’opinions étrangères, religieuses, ou même intellectuelles car elles pourraient contredire le régime.

Les Khmers rouges ont donc l’objectif pervers de traquer et d’emprisonner :

  • Les étrangers
  • Les religieux (dont les moines bouddhistes)
  • Les intellectuels (un simple porteur de lunettes était considéré comme un intellectuel)
  • Les citadins (qui rappellent la modernité, la bourgeoisie et le monde occidental)

Les Cambodgiens sont arrêtés, emprisonnés, interrogés et torturés jusqu’à ce qu’ils avouent des crimes qu’ils n’avaient pas commis.

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Types de torture infligée aux prisonniers :

  • Se faire arracher les ongles
  • Recevoir des chocs électriques
  • Se faire brûler par des cigarettes
  • Se faire arracher les tétons
  • Se faire manger les plaies par des insectes
  • Manger des excréments
  • Etre battu jusqu’à perdre connaissance

 

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« Mieux vaut tuer un innocent par erreur que de laisser vivre un ennemi » Pol Pot

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J’entre dans les anciennes salles de torture et j’ai beaucoup de mal à imaginer que tout cela à pu se passer ici… Tout semble tellement absurde et irréel… Tous ces innocents morts sans véritable raison (car la raison de ces massacres reste incompréhensible pour nous).

 

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Des panneaux géants exposent de nombreuses photos d’innocents qui ont perdu la vie dans cette prison… Après la chute du régime, les familles ont du se rendre dans ces prisons pour scruter chaque panneau afin de voir si l’un de leurs proches se trouvait dessus… J’ai décidé de cacher le visage des victimes par respect pour les familles qui sont encore vivantes aujourd’hui.

 

Ainsi, après des semaines (voire des mois) de torture insoutenable, ils avouent avoir volé du riz, ou même être des espions de la CIA sans même savoir ce que le sigle signifie… On les oblige également à dénoncer d’autres personnes. De nombreux Cambodgiens finissent par dénoncer des connaissances, des amis, ou des voisins.

Lorsque les aveux sont écrits sur papier, les prisonniers sont transférés vers un champ d’exécution.

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Romain écoute attentivement l’audioguide en Français (très intéressant et bien lu).

 

 

Ils sont tous exécutés le lendemain de leur arrivée de manière atroce : les Khmers rouges n’utilisent pas d’armes à feu (trop chères). Ils battent à mort les prisonniers avec n’importe quel outil (bambou, marteau, machette, essieu…). Les bébés sont pris par les pieds et éclatés contre les arbres sous les yeux de leurs mères.

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Les bébés sont éclatés contre les arbres sous les yeux de leurs mères pour éviter qu’ils ne soient amenés à se venger plus tard… « pour se débarrasser de la mauvaise herbe, il faut aussi arracher les racines » Pol Pot

 

De nombreux charniers ont été découverts sur les champs d’exécution.

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Des bracelets sont placés sur les remparts en bambou qui entourent le charnier à la mémoire des victimes.

 

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Le mémorial du génocide de CHOEUNG EK (ou « killing field »), à 30 minutes de Phnom Penh environ, comprend un STUPA (monument du souvenir) construit en 1988 à la mémoire de toutes les victimes.

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Stupa : monument du souvenir qui renferme les crânes découverts dans les charniers.

 

Ce qui doit être terrible pour le peuple Cambodgien (car ils ont tous perdu quelqu’un sous le régime des Khmers Rouges, il y a eu 2 millions de morts soit 1 Cambodgien sur 4 à l’époque), c’est de penser que les Khmers rouges sont encore vivants aujourd’hui (un soldat de 20 ans en 1975 en a 61 aujourd’hui en 2016).

Même s’il faut bien rappeler qu’un grand nombre de soldats a été enrôlé de force, les Cambodgiens les considèrent tous comme des meurtriers et cet épisode tragique reste un sujet sensible et très douloureux pour la population…

 

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Cela fait 2 jours que nous essayons de quitter Phonm Penh, mais comme c’est la semaine du nouvel an, tout est fermé et nous ne parvenons pas à réserver un bus pour le Laos…

On espère pouvoir partir demain au plus tard… !

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Sihanoukville

Sihanoukville : mer, déchets, mendiants

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La ville

Sihanoukville est une petite ville (peu de voitures) mais elle reste assez vivante : il y a pas mal de restaurants et de petits bars. Il n’y a pas grand chose à voir dans la ville. Ceci dit quand on va à Sihanouk, ce n’est pas pour explorer la ville, mais plutôt pour profiter de la plage.

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Le front de mer

Les restaurants qui se trouvent sur la plage sont accueillants : il y a des ventilateurs et des fauteuils en bambou remplis par des gros coussins moelleux ! Ils offrent presque tous une formule Barbecue de fruits de mer : pour 4 euros on a deux morceaux de poisson, deux grosses crevettes, du calamar, une pomme de terre et de la salade. Nous avions lu dans les guides que les fruits de mer étaient exceptionnels et c’est plutôt vrai !

Par contre, lorsque l’on est assis en terrasse (ou plutôt les pieds dans le sable), on se fait accoster toutes les 5 minutes par un mendiant (un enfant, une mamie, un handicapé…). C’est choquant d’en voir autant. Certains d’entre eux tentent de vendre une carte postale, des oreilles de lapin ou encore des bracelets… D’autres réclament simplement 1$…

La plage est assez belle, mais il y a beaucoup de déchets (principalement dans la mer, ce qui rend presque impossible le ramassage). Les Cambodgiens ne sont pas du tout sensibilisés à la pollution et on les voit régulièrement jeter leurs déchets n’importe où sans aucun complexe.

La mer est extrêmement chaude (bien plus chaude que l’eau du petit bain de la piscine). Mais on n’y reste pas très longtemps car on se retrouve vite encerclés par les déchets…

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Un point de départ pour les îles

Sihanoukville est aussi un point de départ pour les îles paradisiaques :

  • Koh Rong Sanloem
  • Koh Rong

Nous n’avions pas prévu d’aller sur une île mais un voyageur sympathique nous a vivement recommandé d’y aller en nous disant qu’il y avait un bateau tous les jours à 12h pour 10$ l’aller retour… On a regardé l’heure… il était 11h20… On s’est donc dépêchés de prendre une douche, faire nos sacs, rendre les clefs de la chambre et de foncer en direction du port dans l’espoir de pouvoir prendre le bateau…

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Et nous l’avons eu !!! Let’s go to koh Rong Samloem   😀

Cambodge

L’île de Koh Rong Samloem

Koh Rong Samloem : le paradis sur terre !

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Une plage de rêve

C’est la première fois que je vois une plage aussi belle… Pourtant nous avons passé 7 mois en Thailande, donc des jolies plages, on en a vu. Mais aucune n’est comparable à Koh Rong Samloem. La couleur de l’eau et la couleur du sable paraissent irréelles ! Il y a peu de touristes (la plupart semblent être des voyageurs comme nous).

Un restaurant principal se trouve en face du petit port, et des bungalows en bois sont dispatchés le long de la plage.

On sent que tous ceux qui arrivent sur cette île recherchent le calme et la tranquillité. C’est tellement calme qu’on a envie de chuchoter pour ne pas déranger les autres !

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Activités

C’est l’endroit idéal pour ne rien faire ! Ou bien simplement lire un livre, écouter de la musique, boire un verre en s’allongeant dans l’eau claire…

Sinon il y a quelques chemins qui permettent d’accéder à des petites cascades. Il y a également un phare de l’autre côté de l’île. D’ailleurs l’île est assez grande : on marché 4h pour aller au phare et revenir.

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Non non Romain ne sort pas de la mer…

 

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Le coucher de soleil

On peut admirer le coucher de soleil de l’autre coté de l’île. Pour ça il faut donc traverser la jungle après avoir pris sa douche et donc se retrouver à nouveau en sueur ahahahah ! Après 30 min de marche, on atteint  une plage complètement différente de l’autre : la mer est un peu plus agitée et il y a du fond dès le bord de la plage. Des petites plateformes avec un toit et des rideaux (pour le coté romantique!) sont situées sur le sable… On peut commander un verre ou même diner…

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Hébergement

Nous avons choisi de dormir dans un dortoir : c’est une structure ouverte en bois qui comprend une partie avec des lits au rez-de-chaussée, un escalier, et une partie avec d’autres lits (doubles) au premier étage. Nous sommes au premier étage. Quand nous sommes allongés sur notre lit, nous voyons la mer… On entend les vagues qui s’écrasent très calmement sur le bord de la plage. A part les vagues, les insectes et quelques oiseaux il n’y a pas de bruit… On se sent seul au monde…

Il n’y a pas d’électricité sur l’île, tout fonctionne à partir d’un générateur. Donc nous avons le courant électrique dans la chambre de 18h à 00h seulement, pas la journée.

Tout est ouvert ce qui nous permet d’être au frais le soir et la nuit. D’habitude nous dormons avec le ventilateur allumé sans drap et nous dégoulinons quand même de sueur… Cette nuit, nous nous sommes emmitouflés dans la petite couverture l’un contre l’autre… C’était génial car nous n’avions pas eu « froid » la nuit depuis plus de 8 mois !

Il y a des espèces de paravents en paille qui nous séparent des autres lits, mais tous les lits donnent sur un même couloir ouvert. Ce n’est pas gênant, car tout le monde est très respectueux. Les douches sont également communes sans cloison (il y a un bâtiment pour les filles et un autre pour les garçons). Au début ça surprend et puis en fait très rapidement on se rend compte que personne ne « mate » personne, et que tout le monde fait sa petite vie sans déranger ni mettre mal à l’aise les autres.

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Vue depuis le dortoir

 

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